Arthur Fils après la leçon Alcaraz : « À son niveau, c’est bien plus fort que nous »

Largement battu par Carlos Alcaraz (6-2, 6-1) en finale de l’ATP 500 de Doha, Arthur Fils a livré son analyse sur RMC dans l’émission Bartoli Time. Entre satisfaction d’être revenu à ce niveau, transformation physique et ambitions pour la suite, le Français a dressé un bilan complet.
Arthur Fils après sa finale à Doha (Noushad Variyattiyakkal/SOPA Images/LightRocket via Getty Images) Arthur Fils après sa finale à Doha (Noushad Variyattiyakkal/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)
Arthur Fils après sa finale à Doha (Noushad Variyattiyakkal/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)

Huit mois après Roland-Garros et une période marquée par les blessures, Arthur Fils savoure d’abord son retour au premier plan après sa finale perdue au tournoi ATP 500 de Doha.

« Ça fait du bien. Huit mois, c’est long. Depuis Roland, on a eu du mal avec la blessure, c’était long. J’ai dû reprendre, m’arrêter, c’était très long. Ça fait du bien de revenir à ce niveau. J’ai mieux joué au tennis dans ma vie, mais revenir en ATP 500 et faire une finale si vite, ça fait plaisir », a-t-il déclaré.

Il reconnaît lui-même ne pas avoir anticipé une telle performance si rapidement : « Franchement, je ne m’attendais pas du tout à faire une finale et revenir à ce niveau. »

Une transformation physique assumée

Pour revenir compétitif, le travail a aussi été physique. Fils détaille les ajustements effectués ces derniers mois : « Ça a pris du temps pour m’alléger. J’ai dû arrêter des habitudes alimentaires. J’ai bossé avec des pros là-dessus, ça nous a pris trois mois pour perdre six à sept kilos. »

Un changement qui a des effets concrets sur le court : « Je me sens mieux, je bouge bien, je sens que je suis plus endurant. Mais c’est surtout pour mon dos, pour avoir moins de charge dessus. »

Ivanisevic, un renfort d’expérience

À Doha, un nouveau visage était présent dans son box, Goran Ivanisevic : « Goran Ivanisevic m’a rejoint, c’est son premier tournoi. Ivan Cinkus reviendra à Indian Wells. Ça s’est bien passé avec Goran, il m’a beaucoup aidé avec son expérience, même si ça ne fait que quatre ou cinq jours. »

Une collaboration encore récente, mais déjà jugée positive.

« Il a réponse à tout »

Face à Carlos Alcaraz, la marche était trop haute. Fils ne cherche pas d’excuse : « Sur la finale contre Alcaraz, quand tu sors d’un match comme ça, tu te dis qu’il faut tout améliorer. »

Il mesure l’écart avec le sommet du circuit : « Je joue bien au tennis, mais au niveau auquel il évolue, c’est bien plus fort que nous, en fait, nous tous les joueurs hors top 10. »

Et insiste sur la difficulté tactique rencontrée : « Il a réponse à tout ce que je fais. Hier, j’étais bloqué, à court de solutions. »

Malgré la lourdeur du score, il retient l’expérience : « C’est une bonne expérience pour un retour, même si c’était un peu rapide. C’était cool de jouer une finale et je vais garder ça comme une bonne expérience. »

Objectif santé et Roland-Garros

Désormais, le programme est clair : Dubaï, Indian Wells et Miami : « Les signaux sont au vert, normalement je devrais jouer les trois. »

Concernant 2026, il reste discret :« Pour 2026, j’ai placé des objectifs avec mon équipe, ça restera entre moi et eux. »

Mais une priorité se dégage nettement : « Le but est de rester en bonne santé pendant toute la saison, enchaîner les tournois et prendre du plaisir, être constant et bien jouer toutes les semaines en supprimant trop de hauts et de bas, c’est le principal. »

Et l’horizon parisien est déjà dans un coin de sa tête : « Ça va faire du bien de revenir à Roland. Je vais tout faire pour arriver en bonne santé et en pleine forme. C’est un objectif pour tout Français, ça procure des émotions incroyables. L’année dernière, c’était le feu. Je vais tout faire pour bien profiter de Roland cette saison. »

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