« C’est devenu une addiction » : Mirra Andreeva veut déjà revivre les émotions d’un titre en Grand Chelem

Sacrée à Roland-Garros à seulement 19 ans, Mirra Andreeva aborde désormais Wimbledon avec un nouveau statut. Désormais n°5 mondiale, la Russe a expliqué que les sensations ressenties après son premier titre du Grand Chelem lui donnaient désormais envie de revivre ce moment encore et encore.
Mirra Andreeva est prête pour Wimbledon 2026 après son titre à Roland-Garros (Tim Clayton/Getty Images) Mirra Andreeva est prête pour Wimbledon 2026 après son titre à Roland-Garros (Tim Clayton/Getty Images)
Mirra Andreeva est prête pour Wimbledon 2026 après son titre à Roland-Garros (Tim Clayton/Getty Images)

Quelques semaines seulement après avoir remporté Roland-Garros et décroché le premier titre du Grand Chelem de sa carrière, Mirra Andreeva découvre un nouveau quotidien.

Mais malgré son nouveau statut de championne majeure et de n°5 mondiale, la jeune joueuse de 19 ans assure que son approche n’a pas changé avant Wimbledon.

« Je veux revivre ces sensations »

Interrogée sur ce qu’elle avait préféré depuis son sacre parisien, Andreeva n’a pas hésité longtemps : « Les sensations que j’ai ressenties après avoir gagné, le premier jour puis pendant quelques jours, étaient incroyables. J’ai vraiment envie de les revivre. C’est un peu une addiction que beaucoup de joueurs développent après avoir remporté un grand titre. »

Son nouvel objectif est désormais clair : « Je vais essayer de revivre ces émotions encore une fois. »

Pour autant, la Russe refuse de se mettre une pression supplémentaire avant Wimbledon : « Je ne vais pas me fixer d’attentes particulières. Chaque fois que je fais ça, ça finit généralement mal. Je vais simplement me concentrer sur la façon dont je veux jouer chaque match. »

« Rien ne change dans ma façon d’aborder les tournois »

Devenue championne en Grand Chelem, Andreeva assure pourtant que son état d’esprit reste identique.

« Chaque fois que j’arrive sur un tournoi, je pense que je peux le gagner. Quand j’ai enfin remporté un Grand Chelem, j’étais évidemment très heureuse. Mais rien n’a vraiment changé. Ma manière d’aborder les entraînements, les matchs ou même la vie de tous les jours reste la même », a-t-elle déclaré.

Elle continue d’ailleurs de recevoir de nombreuses félicitations de ses collègues sur le circuit : « Aujourd’hui encore, beaucoup de joueuses et de joueurs viennent me féliciter. Karen Khachanov, Jaqueline Cristian, Andre, Coco… C’est vraiment très touchant. »

S’il y a bien un domaine où Andreeva estime avoir énormément progressé pendant la quinzaine parisienne, c’est sur le plan mental : « Au début de Roland-Garros, j’étais très nerveuse et très émotive. Puis, au fil du tournoi, j’ai réussi à concentrer toute mon attention sur ce que j’avais à faire. »

Une évolution qu’elle veut désormais reproduire sur le gazon londonien : « Peu importe ce qu’il se passe, je veux simplement me concentrer sur le point suivant. Ce qui est arrivé appartient au passé. »

Depuis longtemps, Mirra Andreeva utilise un carnet rempli de citations inspirantes avant chacun de ses matchs.

Malgré son premier titre du Grand Chelem, elle ne compte pas encore y ajouter ses propres phrases : « Les citations que j’utilise viennent de grands sportifs de différentes disciplines ou de ma psychologue. Je n’ai encore inventé aucune citation moi-même. Peut-être un jour… »

Et non, son désormais célèbre « merci à moi-même », prononcé lors de ses discours de victoire, n’intégrera pas non plus son carnet : « Je ne pense pas. Je le garde uniquement pour les cérémonies de remise des trophées. »

Serena Williams ? « Je n’aurais jamais voulu la jouer »

La présence de Serena Williams à Wimbledon impressionne également la nouvelle championne de Roland-Garros : « Quand j’étais petite, je regardais tous ses matchs et je la soutenais. Je n’aurais jamais imaginé jouer le même tournoi du Grand Chelem qu’elle. »

Lors du tirage au sort, elle avoue même avoir espéré éviter l’Américaine : « Je regardais le tirage comme ça… Honnêtement, je pense que personne n’aurait voulu tomber contre Serena. Moi, je n’aurais vraiment pas voulu la jouer. J’aurais été extrêmement nerveuse. »

« Wimbledon a une atmosphère unique »

Enfin, Andreeva a confié son affection toute particulière pour le tournoi londonien : « J’adore venir à Londres. L’ambiance est complètement différente. On loge dans une maison plutôt qu’à l’hôtel. »

Avant de plaisanter : « Je ne vois pas les visages des autres joueuses tous les jours… C’est une blague, bien sûr ! Mais on passe tellement de temps ensemble que ça fait du bien de changer un peu. »

Puis elle conclut avec ce qui fait, selon elle, tout le charme de Wimbledon : « Se promener dans le All England Club, admirer les fleurs, ressentir cette atmosphère si traditionnelle… C’est un tournoi vraiment unique. J’ai toujours énormément de plaisir à revenir ici. »

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