US Open – Carlos Alcaraz pense déjà à sa longévité : « Je veux que ma carrière dure encore 10 ou 15 ans »

Carlos Alcaraz a dominé Tommy Paul en huitièmes de finale de l’US Open (6-4, 6-3, 6-4) et poursuit son retour sans avoir concédé le moindre set. Satisfait de son niveau, l’Espagnol a également précisé sa réflexion sur les pauses qu’il souhaite s’accorder à l’avenir pour préserver son corps, sa santé mentale et prolonger sa carrière.
Carlos Alcaraz lors de son huitième de finale à l'US Open (Simon Bruty/USTA via Getty Images) Carlos Alcaraz lors de son huitième de finale à l'US Open (Simon Bruty/USTA via Getty Images)
Carlos Alcaraz lors de son huitième de finale à l'US Open (Simon Bruty/USTA via Getty Images)

Quatre matchs, quatre victoires et un set perdu. Carlos Alcaraz continue d’avancer à New York avec une régularité remarquable après quatre mois d’absence. Face à Tommy Paul, l’Espagnol a livré une prestation solide pour s’imposer 6-4, 6-3, 6-4 et rejoindre les quarts de finale.

En conférence de presse, il s’est montré satisfait de son niveau actuel, tout en identifiant encore plusieurs axes de progression. Il est également revenu sur sa volonté de mieux gérer son calendrier à l’avenir, un sujet qu’il avait déjà évoqué après sa victoire contre Wu Yibing.

« Battre Tommy Paul est toujours un excellent indicateur »

Alcaraz considère cette victoire comme un test particulièrement intéressant pour évaluer son niveau après sa longue absence.

« Je suis vraiment heureux de voir où en est mon niveau actuellement. Battre Tommy Paul est toujours un excellent indicateur pour savoir où l’on en est, et je suis très heureux de tout ce que j’ai fait aujourd’hui. »

L’Espagnol a notamment apprécié sa qualité de retour et sa lecture du jeu.

« Je pense avoir plutôt bien retourné. J’ai très bien lu le jeu aujourd’hui, ce que je devais faire à chaque moment, en utilisant les bonnes solutions au bon moment. »

Malgré cette satisfaction, il ne veut pas considérer sa prestation comme parfaite.

« Je dois être exigeant avec moi-même et me dire encore que mon service peut être meilleur. Mais je suis heureux et je vais profiter de ce moment, c’est certain. »

« Je veux que ma carrière dure encore 10 ou 15 ans »

Interrogé sur les pauses plus longues qu’il envisage de prendre au cours des prochaines saisons, Alcaraz a expliqué ne pas avoir encore défini de calendrier précis.

« Je ne sais pas. Ça dépend. Le tennis peut être tellement imprévisible, parce qu’on ne sait pas combien de matchs on va gagner, si un tournoi va durer un match ou sept. »

La durée et le moment de ses futures coupures dépendront donc avant tout de ses sensations.

« Ça dépendra de la manière dont je me sens physiquement, mentalement, si j’ai besoin de longues pauses au début de l’année, au milieu ou à la fin. »

Son objectif, en revanche, est déjà très clair.

« Je veux vraiment que ma carrière dure longtemps, encore 10 ou 15 ans. Je veux donc vraiment prendre soin de ma santé mentale et de mon corps. »

Alcaraz souhaite continuer à évoluer sur le circuit pendant de nombreuses années, sans s’imposer un enchaînement permanent de tournois.

« Pour l’instant, je ne sais pas exactement. Ça dépendra, mais ce dont je suis sûr, c’est que je prendrai ces pauses. »

Comment Alcaraz met la pression au retour

L’Espagnol a également détaillé l’une des clés de sa prestation contre Tommy Paul : sa capacité à varier ses positions au retour pour perturber le serveur.

« J’essaie de les faire réfléchir un peu. Parfois, quand vous restez toujours dans la même position, vous ne les faites pas réfléchir à leur service. Ils enchaînent les points en pensant simplement à leur service, pas à l’adversaire. »

En avançant ou en reculant avant le retour, Alcaraz cherche à créer une incertitude supplémentaire.

« Quand vous changez de position au retour, que vous reculez ou que vous entrez dans le court, vous les faites réfléchir un peu. D’une certaine manière, vous leur mettez la pression. »

Une stratégie qu’il connaît également de l’autre côté du filet.

« Ça m’arrive parfois quand je sers. Je vois certains adversaires changer un peu de position et je me mets à réfléchir, à essayer de choisir le bon service à chaque fois. »

Cinq à dix minutes pour retrouver de bonnes sensations

Alcaraz est aussi revenu sur une scène observée après son match contre Wu Yibing. Insatisfait de son coup droit, il était retourné sur le court d’entraînement pour frapper quelques balles supplémentaires.

Une habitude qui répond à un objectif très précis.

« Pour nous, les joueurs de tennis, la manière dont on va se coucher est vraiment importante, en termes de sensations. »

Lorsqu’il gagne sans être satisfait de sa frappe de balle, il préfère parfois prolonger légèrement sa journée.

« Quand vous gagnez un match, mais que vous n’avez pas l’impression d’avoir bien frappé la balle, c’est mieux de retourner sur le court d’entraînement et de frapper pendant cinq ou dix minutes. »

L’idée n’est pas de réaliser une longue séance, mais simplement de retrouver des sensations positives.

« Vous frappez quelques balles sans être nerveux, sans penser à autre chose, simplement en frappant la balle, et vous quittez le site avec de bonnes sensations pour aborder le tour suivant. »

Une méthode qui semble avoir porté ses fruits.

« C’est ce que j’ai ressenti l’autre jour. Je suis parti heureux de mes sensations en quittant le court d’entraînement. Et en revenant ici, je pense que tout le monde a vu la différence sur mon coup droit. »

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