La fin d’un cycle. L’aventure commune entre Daniil Medvedev et Gilles Cervara s’est conclue à l’US Open 2025, après une saison particulièrement décevante du Russe, marquée par des éliminations précoces en Grand Chelem et des comportements jugés inquiétants sur le court.
« Tout a une fin, et cette décision est arrivée naturellement », confie l’entraîneur français, qui l’avait déjà anticipée après les discussions tenues lors du Masters 1000 de Cincinnati.
Le tournant de l’Open d’Australie
Selon Cervara, la spirale négative s’est enclenchée dès le début de l’année :
« Les résultats ne sont que la partie visible d’une réalité plus vaste. Après Melbourne, les choses ont commencé à se dégrader et nous n’avons jamais retrouvé le chemin de la victoire. »
Le départ de Gilles Simon, adjoint de l’équipe technique après l’Open d’Australie, aurait fragilisé encore davantage le projet. « Nous avons tenté de reconstruire, mais tout avançait très lentement », ajoute Cervara.

L’ultimatum fixé à Wimbledon
La défaite de Medvedev dès le premier tour à Wimbledon a été un point de non-retour. « J’étais certain que si les résultats ne s’amélioraient pas cet été, quelque chose devait changer », explique l’entraîneur. « L’énergie autour de Daniil s’était éteinte, il fallait du nouveau. »
La conversation finale après l’US Open
Quelques jours après la contre-performance face à Benjamin Bonzi, Medvedev lui-même a mis le sujet sur la table :
« Après huit ans, peut-être qu’il est temps de faire quelque chose de différent », lui aurait-il dit.
Cervara a approuvé sans détour :
« C’est exactement ce qu’il fallait faire. Daniil a besoin d’un nouveau souffle. Quand nous nous sommes séparés, c’était léger, presque joyeux. Je suis persuadé qu’il gagnera à nouveau. »
Confiant pour l’avenir du Russe
Malgré cette rupture, le coach français croit fermement en un retour au premier plan de son ancien protégé :
« Je suis sûr qu’il peut briller à nouveau. Il lui suffira de retrouver le déclic, comme à Rotterdam 2023. »

Un nouveau chapitre à écrire pour Cervara
L’entraîneur de 43 ans ne compte pas quitter le circuit :
« Je veux repartir sur un projet neuf, redonner toute mon énergie à un joueur et le guider vers de grandes choses. Ce métier, c’est ce que je suis censé faire. »