Jannik Sinner débarque au Masters 1000 de Madrid dans une position exceptionnelle. Vainqueur à Paris, Indian Wells, Miami et Monte-Carlo, l’Italien vise un cinquième Masters 1000 d’affilée.
Ici, l’absence de Carlos Alcaraz et Novak Djokovic change forcément la donne : « C’est dur pour le tournoi. Deux années de suite sans Carlos, et Novak n’est pas là non plus… c’est difficile à accepter. »
Pour autant, Sinner refuse de voir le tableau comme un boulevard : « Dans ma tête, si je veux jouer Carlos, c’est en finale. Et le chemin jusqu’à la finale est très long. »
Une adaptation encore en cours à Madrid
Fraîchement titré à Monte-Carlo, Sinner découvre des conditions totalement différentes dans la capitale espagnole, entre altitude et vitesse de balle : « J’essaie encore de comprendre comment jouer ici à Madrid. »
Il insiste sur les spécificités du tournoi : « La balle va très vite, c’est difficile à contrôler, et ça favorise les gros serveurs. »
Malgré sa domination actuelle, l’Italien garde une approche prudente : « Je prends les choses jour après jour, en commençant par un premier match compliqué contre un qualifié. »
Une progression constante sur terre battue
Longtemps considérée comme sa surface la moins naturelle, la terre battue est désormais un terrain de conquête pour Sinner. Son titre à Monte-Carlo marque une étape importante : « Gagner un grand titre sur terre, c’était quelque chose qui me manquait. Mon niveau sur terre n’a fait que progresser. »
Mais le n° 1 mondial reste prudent : « Ce n’est pas parce que tu gagnes un titre que tu sais tout faire parfaitement sur cette surface. »
Arthur Fils, le regard tourné vers la nouvelle génération
Interrogé sur Arthur Fils, récent vainqueur à Barcelone, Sinner n’a pas caché son admiration pour le Français : « Il joue un tennis incroyable. Il est très concentré sur ce qu’il doit faire, et physiquement très fort. Il montre une très bonne constance, que ce soit sur dur ou sur terre. »
Sinner voit même plus loin : « Gagner à Barcelone va lui donner beaucoup de confiance pour Madrid, Rome et Paris. C’est quelqu’un qu’il faudra surveiller. »
Une gestion maîtrisée malgré l’enchaînement
Après une tournée intense, Sinner arrive à Madrid avec un certain recul sur sa dynamique actuelle : « Je sais ce que j’ai fait ces dernières semaines, mais une saison peut changer très vite. »
L’Italien met en avant sa stabilité mentale, qui explique en grande partie sa domination actuelle : « Je ne m’emballe pas quand je gagne, et je ne me décourage pas quand je perds. »
Cap sur Roland-Garros en ligne de mire
Si Madrid représente un objectif important, Jannik Sinner garde en tête l’essentiel : la montée en puissance vers Roland-Garros.
« Dans ma tête, le plus important reste Roland-Garros », a-t-il déclaré.
Mais avec une telle dynamique, difficile de ne pas le voir comme l’immense favori en Espagne. Et peut-être déjà, comme l’homme à battre sur terre battue cette saison.