Arthur Fils ose rêver grand : « J’espère devenir n°1 mondial un jour »

Avant le Masters 1000 de Rome, Arthur Fils affirme toujours croire en son rêve de devenir un jour n°1 mondial. Une ambition immense, portée par un excellent début de saison.
Arthur Fils lors de son titre à Barcelone (Clive Brunskill/Getty Images) Arthur Fils lors de son titre à Barcelone (Clive Brunskill/Getty Images)
Arthur Fils lors de son titre à Barcelone (Clive Brunskill/Getty Images)

À seulement 21 ans, Arthur Fils ne cache plus ses ambitions. Avant son entrée en lice au Masters 1000 de Rome, face à Luca Nardi ou Andrea Pellegrino, le Français a livré une déclaration symbolique de sa nouvelle dimension.

« Être n°1 mondial ? J’y crois toujours, oui. Je sais que ça demandera énormément de travail, beaucoup de difficultés, et que ce sera un long parcours, mais j’espère vraiment devenir n°1 mondial un jour », a-t-il déclaré pour Tennis TV lors du Media Day.

Un rêve qu’il tient depuis son enfance : « Depuis que je suis petit, je fais tout ça pour devenir n°1 mondial… Ce n’est pas facile, et ça ne le sera pas, c’est certain. Mais si je travaille… pourquoi pas ? Pourquoi ne pas y croire ? »

Une phrase qui résonne forcément dans le contexte actuel du tennis mondial. Car aujourd’hui, si le manque de concurrence est souvent pointé du doigt, la place de n°1 semble appartenir à un autre monde en l’absence de Carlos Alcaraz : celui de Jannik Sinner.

Sinner, le sommet actuel du tennis mondial

Le hasard du calendrier rend d’ailleurs cette déclaration encore plus intéressante. À Rome, Fils pourrait retrouver Sinner dès les huitièmes de finale. Un potentiel choc qui représenterait bien plus qu’un simple match : une confrontation entre un joueur déjà au sommet et un autre qui rêve d’y accéder.

Le n°1 mondial italien marche actuellement sur le circuit. Vainqueur des cinq derniers Masters 1000, il reste sur une série historique et semble avoir pris une avance considérable sur l’ensemble du circuit ATP.

Selon le n°3 mondial Alexander Zverev, même Alcaraz, son grand rival actuellement blessé, apparaît moins fort bien qu’il ait remporté trois des quatre derniers tournois du Grand Chelem.

Et lorsqu’Arthur Fils a affronté Sinner en demi-finales du Masters 1000 de Madrid, l’écart s’est vu immédiatement : défaite 6-2, 6-4 pour le Français. Un match où il avait reconnu lui-même avoir découvert un niveau encore supérieur à tout ce qu’il avait affronté jusque-là.

Une marche encore trop haute aujourd’hui, pour lui, mais aussi pour quasiment tout le circuit, à l’exception de l’Espagnol.

Pourtant, Arthur Fils est déjà dans une autre dimension

Car si l’objectif n°1 mondial paraît encore lointain, les progrès du Français sont eux très concrets.

Après huit mois extrêmement compliqués marqués par une fracture de fatigue au dos et une longue absence, Fils est revenu plus fort. Beaucoup plus fort même.

Les chiffres de sa saison 2026 parlent d’eux-mêmes :

  • 22 victoires pour 6 défaites
  • Demi-finales en Masters 1000 à Miami et Madrid
  • Finale à Doha
  • Titre ATP 500 à Barcelone
  • 4e à la Race ATP 2026 derrière Sinner, Alcaraz et Zverev

Destiné à être le patron du tennis français, il se rapproche désormais très sérieusement du Top 10 mondial. Une entrée qui semble désormais inévitable s’il maintient ce niveau de performance sans blessure.

Depuis plusieurs mois, Fils prouve qu’il peut désormais rivaliser régulièrement dans les ATP 500 et Masters 1000. Son explosivité physique, son service et sa puissance de frappe lui permettent d’imposer un tennis extrêmement agressif, particulièrement efficace sur terre battue.

Arthur Fils s'est imposé en finale du tournoi ATP 500 de Barcelone (Getty Images)
Arthur Fils célèbre son titre au tournoi ATP 500 de Barcelone (Getty Images)

Une ambition immense mais maîtrisée

Ce qui frappe aussi chez Arthur Fils, c’est sa lucidité. Le Français rêve grand, mais il semble connaître parfaitement les étapes qu’il lui reste à franchir, notamment depuis son retour de blessure et la consolidation professionnelle de son entourage, marquée par l’arrivée d’un nouvel entraîneur : Goran Ivanisevic.

Dans sa dernière vidéo YouTube documentant son retour sur le circuit, il expliquait récemment : « Le plus important, c’est d’oublier Sinner et Alcaraz. C’est de retrouver le TOP 15, ensuite le TOP 10 puis peut-être le TOP 5. Après on verra par rapport à ces deux champions. »

Une approche progressive et mature, car désormais, le prochain cap pour lui est ailleurs : les Grands Chelems.

Le vrai test arrive maintenant

Si Fils a déjà prouvé qu’il pouvait performer sur tous les formats du circuit ATP, il lui reste encore à franchir le palier le plus difficile : confirmer sur deux semaines complètes en Grand Chelem.

Là où tout devient plus exigeant : physiquement, tactiquement, mentalement. C’est dans ces tournois que les très grands champions se révèlent réellement, et pour l’instant, il n’y a encore jamais dépassé les huitièmes de finale (Wimbledon 2024).

Avec son classement actuel de 17e mondial, le Français reste encore exposé à des tirages compliqués dès le troisième tour ou les huitièmes de finale. Mais tôt ou tard, il devra battre les meilleurs dans ce contexte pour transformer son potentiel en véritable candidature aux plus grandes places du classement.

Rome, puis surtout Roland-Garros, permettront peut-être d’obtenir une première réponse. Et même si la place de n°1 mondial paraît aujourd’hui très loin, Arthur Fils refuse déjà de limiter ses rêves.

Parce qu’au fond, comme il le dit lui-même : « C’est beau d’y croire. »

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