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« Ton père, le magicien » : la lettre bouleversante d’Elina Svitolina à leur fille pour le dernier Roland-Garros de Gaël Monfils

« Ton père, le magicien » : la lettre bouleversante d’Elina Svitolina à leur fille pour le dernier Roland-Garros de Gaël Monfils

Avant le dernier Roland-Garros de Gaël Monfils, Elina Svitolina a publié une lettre bouleversante à leur fille Skaï pour raconter l’homme et le joueur derrière “La Monf”.
Gaël Monfils et Elina Svitolina à Auckland (Getty Images) Gaël Monfils et Elina Svitolina à Auckland (Getty Images)
Gaël Monfils et Elina Svitolina à Auckland (Getty Images)

À quelques jours du dernier Roland-Garros de Gaël Monfils, Elina Svitolina a publié une lettre bouleversante adressée à leur fille Skaï sur The Players’ Tribune. Une déclaration d’amour immense, intime, parfois drôle, parfois très dure, pour raconter ce que représente réellement Monfils derrière les highlights, les sourires et les coups impossibles.

Et surtout pour expliquer pourquoi, chez lui, le tennis a toujours été bien plus que du tennis.

« Avec ton père, un seul point suffisait pour comprendre »

Dès les premières lignes, Svitolina pose le décor. Pour elle, Gaël Monfils n’est pas seulement un immense joueur. Il est un artiste capable de provoquer des émotions rares dans un sport obsédé par les statistiques et les résultats : « Avec ton père, c’était simple. Tu pouvais montrer un seul point, un seul coup… et les gens comprenaient immédiatement. »

La joueuse ukrainienne décrit ce que beaucoup de fans ont ressenti pendant vingt ans devant Monfils : cette capacité unique à transformer un match en spectacle : « Il pouvait faire ressentir quelque chose aux gens. Comme une chanson parfaite à un concert ou une réplique parfaite au cinéma. »

Puis vient cette phrase magnifique : « Quand Gaël jouait à son meilleur niveau, le tennis devenait de la magie. Et ton père était le meilleur magicien. »

Une première rencontre… avec un tour de magie

L’un des passages les plus touchants, et les plus drôles, de cette lettre raconte leur première vraie rencontre à Paris. Après plusieurs échanges, Monfils invite Svitolina à boire un café. Une journée entière à marcher dans Paris, parler de leur vie sur le circuit, de famille, d’avenir.

Puis arrive le moment “Gaël Monfils” : « Ton père a sorti un jeu de cartes et m’a dit : “Si je trouve ta carte, qu’est-ce que je gagne ?” »

Svitolina lui répond d’abord un câlin, puis, gênée, change pour « un bisou sur la joue ».

Évidemment, Monfils réussit son tour : « Je lui ai donné un PETIT bisou sur la joue… et quelques semaines plus tard, on vivait quasiment ensemble. Trois ans après, on était mariés. »

« Il m’a fait sentir que je n’étais pas seule »

Mais la lettre ne parle pas uniquement de tennis ou d’amour. Svitolina revient aussi sur l’invasion de l’Ukraine, alors qu’elle était enceinte de leur fille.

Elle raconte la peur pour sa famille restée au pays, le chaos émotionnel… et surtout le rôle joué par Monfils dans cette période : « C’est dans des moments comme ça qu’on découvre vraiment si quelqu’un est à tes côtés. Gaël ne faisait pas semblant d’être là pour moi. Il vivait cette tragédie comme si c’était son propre pays. »

Une phrase résume tout : « Il m’a fait sentir que je faisais partie d’une équipe. »

Svitolina évoque aussi un sujet beaucoup plus profond : le racisme vécu par Monfils dès son plus jeune âge dans certains clubs français : « Il m’a raconté des tournois où on ne le laissait pas entrer à cause de la couleur de sa peau. »

Elle explique combien cela l’a marquée et combien elle admire aujourd’hui la manière dont Monfils a toujours répondu avec élégance. Pour leur fille métisse, elle écrit : « Je ne pourrais pas imaginer meilleur père pour t’aider à comprendre le monde. »

« Les gens ont essayé de le changer toute sa carrière »

Enfin, Svitolina défend la carrière de Monfils avec une immense tendresse.

Elle rappelle ses chiffres impressionnants :

  • 21 années consécutives avec au moins une victoire en Grand Chelem,
  • le plus grand nombre de victoires françaises en Grand Chelem,
  • 13 titres ATP,
  • une demi-finale à Roland-Garros,
  • un titre ATP remporté à 38 ans,
  • 19 saisons consécutives avec au moins une finale ATP.

Mais surtout, elle s’attaque à toutes les critiques reçues par Monfils pendant sa carrière : « Toute sa carrière, les gens ont essayé de le changer. »

Trop spectaculaire. Pas assez sérieux. Pas assez “académique”. Pas assez “efficace”.

Svitolina répond frontalement : « Les gens ne savaient pas à quel point il travaillait. À quel point il se donnait à 1000 %. Ton père a compris un secret que peu de gens comprennent : la vie ne consiste pas seulement à additionner des résultats. »

Elle poursuit : « La vie, c’est aussi les émotions qu’on transmet, les relations qu’on construit et la fidélité à soi-même. »

Et surtout, selon ses propres mots : « Gaël Monfils… il n’y en aura jamais un autre comme lui. »

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