Wild-card, la Française affrontera au premier tour la Roumaine Sorana Cirstea, 36 ans et actuelle 18e mondiale. Un baptême du feu loin d’être simple sur le papier, mais la jeune joueuse refuse de se laisser impressionner. Révélée cette saison par un titre en juniors à l’Open d’Australie, Efremova arrive avec des ambitions déjà affirmées.
« Je vise autre chose, plus haut que ça »
Depuis ce succès en début d’année, la suite a été plus irrégulière, freinée notamment par des blessures. Mais pour Roland-Garros, elle préfère repartir de zéro, portée par l’événement et le public parisien : « C’est bien oui mais je vise autre chose, plus haut que ça (sur son titre à l’Open d’Australie). Je veux gagner des matches et aller loin. Je veux montrer à tout le monde que je suis capable de bien jouer et que je suis en pleine confiance. Roland, c’est chez moi. Je vais me servir de l’ambiance du Suzanne-Lenglen à 100%. J’adore jouer avec le public, ils m’encouragent. Et puis je m’entraîne ici, pas elle. Je connais parfaitement le court. »
« Faire comme Lois Boisson »
Sans complexe, Efremova évoque aussi le parcours récent de Lois Boisson comme source d’inspiration, sans pour autant se mettre de pression excessive : « Je vais essayer de faire comme elle l’année dernière. Une demi-finale, ce serait très bien. Non, je veux juste bien jouer », a t-elle conclu en rigolant.
« C’est compliqué de trouver des partenaires d’entraînement »
Encore peu connue sur le circuit WTA, elle explique que son statut peut parfois compliquer la recherche de partenaires d’entraînement. : « Parfois c’est compliqué de trouver des partenaires d’entraînement. Quand vous êtes wild-card, les filles ne veulent pas toujours faire des sets avec vous. Je ne dirai pas qui, mais une fille n’était pas très chaude pour faire un set. Elle a fini par accepter et je lui ai mis un set. Après, elle avait changé d’avis. Bon, je ne vais pas dire que je gagne toujours, non ».