Battre Novak Djokovic reste un exploit dont très peu de joueurs peuvent se vanter. Pourtant, Valentin Vacherot garde un souvenir très particulier de son succès contre la légende serbe au Masters 1000 de Shanghai.
Dans le podcast The Elevate House, le Monégasque a surpris en affirmant qu’il s’agissait de « l’un des matchs les plus faciles à jouer » de sa carrière. Une déclaration qu’il explique en détail.
L’HISTOIRE DE L’ANNÉE. 🤯🇲🇨
✅ Basavareddy
✅ Draxl
—
✅ Djere
✅ Bublik
✅ Machac
✅ Griekspoor
✅ Rune
✅ Djokovic
❓204e, Valentin Vacherot grimpe virtuellement à la 58e place et se trouve à une victoire du titre au Masters 1000 de Shanghai. 🏆pic.twitter.com/b50JRgaeGe
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) October 11, 2025
« Je croyais vraiment que je pouvais le battre »
Avant même d’entrer sur le court, Valentin Vacherot avait une conviction inhabituelle. Contrairement à de nombreux joueurs impressionnés par le palmarès de Novak Djokovic, lui refusait de se laisser intimider.
Il raconte avoir observé le Serbe lors du tour précédent et s’être rappelé que beaucoup de joueurs perdaient leurs moyens simplement parce qu’ils affrontaient leur idole : « Souvent, le souci quand les joueurs jouent Federer, Nadal ou Djokovic, c’est qu’au final tu as presque ton idole en face. »
Le Monégasque voulait éviter ce piège mental : « Le truc dont je suis fier, c’est de m’être dit : ‘Moi, j’y crois.’ Quand je suis rentré sur le court, je croyais que je pouvais gagner. »
Cette confiance reposait notamment sur un aspect précis : « J’avais un truc sur lequel me rallier : je pense que physiquement, j’étais meilleur que lui. »
Dans la chaleur et l’humidité de Shanghai, il estimait que cette donnée pouvait faire la différence si le match s’éternisait.
« C’est un des matchs les plus faciles que j’ai eu à jouer »
Alors qu’il venait de survivre à plusieurs combats en qualifications et dans les premiers tours, Vacherot s’attendait à vivre un énorme bras de fer contre le détenteur de 24 titres du Grand Chelem. Finalement, c’est l’inverse qui s’est produit : « C’est un des matchs les plus faciles que j’ai eu à jouer. »
Une phrase étonnante lorsqu’on parle de Novak Djokovic, mais que le Monégasque justifie immédiatement : « Tout s’est un peu passé comme un match de tennis normal. Je break une fois au premier set, je gagne le premier set 6-3. »
Puis tout s’est enchaîné : « Je mène un set et un break face à Djokovic. Je suis à deux jeux de la victoire. »
Loin d’être paralysé par l’événement, il explique avoir joué avec une grande liberté : « Je n’étais pas du tout pris par l’événement. Pas du tout rattrapé par le stress. »
Même dans des conditions climatiques très exigeantes, il n’a jamais senti la pression prendre le dessus : « J’aurais pu avoir des crampes de stress… et non. »
Le plus étonnant pour Valentin Vacherot est que ce match historique lui ait semblé plus simple que plusieurs rencontres disputées auparavant dans le tournoi. Les deux tours précédents avaient été de véritables marathons, remportés au bout de combats de plus de deux heures avec plusieurs occasions de défaite.
À l’inverse, contre Djokovic, tout lui a semblé naturel : « Les matchs qui devaient être les plus durs, c’était les plus faciles. Tout se goupillait bien. »
Le seul moment délicat est intervenu lorsqu’il a servi pour conclure : « Le seul jeu qui a été un peu chaud sur mon service, ça a été le dernier. Je sauve une balle de break à 6-3, 5-4 quand je sers pour le match. »
Quelques instants plus tard, l’exploit était réalisé : « Le match a dû durer 1 h 15, 1 h 20… et j’ai battu Djokovic. Je suis en finale d’un Masters 1000. Tout n’avait aucun sens. »