US Open – Coco Gauff arrive en confiance après Cincinnati : « Avant, j’espérais juste mettre mon service dans le court »

Fraîchement titrée au WTA 1000 de Cincinnati, Coco Gauff fait partie des principales favorites à l’US Open. Avant son entrée en lice à New York, l’Américaine a évoqué ses progrès au service, sa nouvelle manière d’aborder la pression et les attentes qui entourent forcément l’une des principales chances américaines.
Coco Gauff en conférence de presse à l'US Open 2026 (Caleb Bowlin/Getty Images) Coco Gauff en conférence de presse à l'US Open 2026 (Caleb Bowlin/Getty Images)
Coco Gauff en conférence de presse à l'US Open 2026 (Caleb Bowlin/Getty Images)

Coco Gauff débarque à New York avec le plein de confiance. Quelques jours après son titre au WTA 1000 de Cincinnati, l’Américaine fait partie des joueuses à surveiller de très près à l’US Open.

Mais au-delà de ses récents résultats, c’est surtout son état d’esprit qui semble avoir évolué. Gauff ne veut plus vivre chaque match à New York uniquement à travers le résultat. Son service, longtemps source de doutes, est également devenu une arme sur laquelle elle estime pouvoir compter.

« Parfois, je gagnais un match ici et je ressentais plus de soulagement que de fierté »

Jouer l’US Open en étant Américaine entraîne forcément des attentes particulières. Coco Gauff ne cherche pas à les nier. Elle considère même New York comme l’un des endroits où elle peut ressentir le plus de pression.

Mais son approche a changé : « Je pense que l’US Open peut être le tournoi où l’on ressent le plus de pression, simplement parce que je suis Américaine et que je veux réussir et bien jouer. Mais j’ai simplement réalisé que, oui, avec le recul, je jouerai probablement ici pendant encore dix ans ou plus, mais à l’échelle d’une vie, cela ne représente finalement pas tant d’occasions que ça de jouer ici. »

Une réflexion qui l’incite désormais à profiter davantage de ces moments : « J’essaie simplement de profiter de chaque fois où je suis ici. Évidemment, rien n’est garanti. Avant, j’étais tellement concentrée sur le fait de gagner que l’expérience n’était pas aussi agréable pour moi. Parfois, je gagnais un match ici et je ressentais plus de soulagement que de fierté. Je veux changer cela. »

Un an plus tard, Gauff voit enfin les résultats de son travail au service

Douze mois auparavant, la situation était très différente. Coco Gauff venait d’entreprendre un important travail sur son service juste avant l’un des rendez-vous les plus importants de sa saison.

Avec le recul, elle ne regrette absolument pas cette décision : « Évidemment, j’effectuais un gros changement avant ce qui était probablement le tournoi le plus important de ma saison et il y avait beaucoup de pression. Mais je suis vraiment contente d’avoir pris cette décision. Je suis contente de ne pas avoir attendu une seconde de plus. »

Les progrès n’ont pas nécessairement été perceptibles immédiatement : « Les progrès sont là et je les vois. Sur le moment, on ne les ressent pas vraiment. Même plus tôt cette année, on ne les ressentait pas forcément. Mais maintenant, quand je peux regarder un an en arrière… Je crois que quelqu’un a publié un graphique comparant mes statistiques au service à Cincinnati l’année dernière et cette année, et je me suis dit : “Wow, il y a une grosse différence.” »

Son arrivée à l’US Open se fait donc avec une sensation nouvelle : « Ça fait du bien d’arriver dans un tournoi en ayant enfin confiance dans ce coup. Je savais toujours que j’en étais capable. Je veux encore améliorer mon service, mais j’ai toujours su que j’étais capable d’avoir un bon service. »

« L’année dernière, j’étais littéralement là à espérer que mon service rentre »

C’est probablement l’une des déclarations les plus révélatrices de sa conférence de presse. Interrogée sur la différence psychologique entre sa situation actuelle et celle d’il y a un an, Gauff a expliqué à quel point son état d’esprit au service avait changé.

À l’époque, chaque mise en jeu pouvait devenir une source d’incertitude : « L’année dernière, je savais que tous les regards allaient être tournés vers mon service. Gavin est excellent dans ce qu’il fait et je ressentais beaucoup de pression, y compris une pression que je m’imposais moi-même pour prouver qu’il était excellent dans ce qu’il faisait. »

Aujourd’hui, son intention au moment de servir n’a plus rien à voir : « Psychologiquement, maintenant, quand je sers, je me dis : ‘Je vais chercher l’ace’, ou je sais que je peux frapper ce service et que le retour ne reviendra probablement pas. Alors que l’année dernière, j’étais littéralement là à me dire : ‘J’espère que je vais la mettre dedans.’ »

Gauff elle-même peut désormais sourire de cette différence : « Vous pouvez en rire parce que c’est drôle, mais c’est une énorme différence. »

Gauff cherche désormais régulièrement les 177 à 193 km/h au service

Cette confiance retrouvée lui permet également de frapper beaucoup plus librement : « Presque à chaque service, j’essaie essentiellement de servir à 110, 115, 120 miles par heure si je peux. Parfois, si mon pourcentage est faible, je vais ralentir. »

Soit environ 177, 185 et jusqu’à 193 km/h. L’Américaine mesure le chemin parcouru depuis l’édition précédente : « Je pense que c’est bien mieux que là où j’étais l’année dernière, où c’était littéralement : ‘Laisse-moi simplement la mettre dans le court et on verra ensuite.’ »

À Cincinnati, cette progression s’est également traduite dans ses sensations générales : « Même à Cincinnati, sans dire que je ne vais pas me faire breaker, cela arrive beaucoup moins souvent. […] J’ai l’impression que mes statistiques en retour ont toujours été assez élevées sur le circuit. Donc maintenant que je retourne bien et que je sers bien, ça fait du bien. »

Elle ne demandait initialement même pas à son service de devenir une arme majeure : « Je n’avais même pas besoin qu’il soit excellent. J’avais simplement besoin qu’il rentre. Et maintenant, il devient bon et il rentre. »

« J’ai parfois l’impression de vivre ou mourir en fonction de mes résultats »

Les changements ne sont pas uniquement techniques. Gauff a également beaucoup travaillé sur sa manière de vivre les victoires et les défaites.

La saison précédente lui a notamment servi de leçon : « Mon expérience l’année dernière a été tellement difficile pour moi sur le court. Évidemment, je pense que tout le monde l’a vu. Puis l’US Open s’est terminé et la vie est redevenue normale. »

La compétitrice qu’elle est reconnaît avoir longtemps accordé une place démesurée à ses performances : « Parfois, j’ai l’impression de vivre ou mourir en fonction de mes résultats, simplement à cause de mon côté compétitif et perfectionniste. »

Mais Gauff a identifié une constante dans ses meilleures performances : « Je constate que chaque fois que j’ai bien joué dans un tournoi, c’est lorsque j’ai pris du recul et que je me suis simplement concentrée sur le plaisir de tout cela. »

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