Elena Rybakina n’a pas l’intention de s’arrêter à trois.
Après Wimbledon en 2022, l’Open d’Australie et l’US Open en 2026, la nouvelle n°1 mondiale n’a désormais plus qu’un tournoi à remporter pour compléter le Grand Chelem en carrière : Roland-Garros.
« C’est définitivement mon prochain objectif »
Interrogée sur CBS Mornings sur la possibilité de se tourner déjà vers Roland-Garros, Elena Rybakina n’a pas cherché à minimiser l’importance de cet objectif.
« Cela signifierait tout pour moi, parce que je pense que c’est un accomplissement immense si vous parvenez à remporter les quatre tournois du Grand Chelem sur des surfaces différentes. »
À 27 ans, la Kazakhstanaise compte bien consacrer une partie des prochaines saisons à cette quête.
« C’est définitivement mon prochain objectif et c’est ce que je vais essayer de faire avec mon équipe. Nous allons tout faire au cours des prochaines années pour essayer d’y parvenir. »
Une ambition particulièrement forte alors que la terre battue constitue la surface la plus difficile pour elle.
« Il y a tellement de pensées qui traversent votre tête »
Rybakina est également revenue sur la gestion mentale des moments de très forte pression.
Face à Aryna Sabalenka en finale à New York, elle avait notamment dû se remobiliser après la perte du deuxième set avant de finalement s’imposer 6-2 dans la manche décisive.
« Il y a tellement de pensées qui vous traversent la tête, mais parfois, j’essaie simplement de me couper de tout et de me concentrer sur chaque mouvement que je dois effectuer. »
Au service, elle utilise même une méthode particulièrement simple pour rester dans l’instant.
« Si c’est mon service, je compte simplement dans ma tête parce que tout est aussi une question de timing. »
L’objectif est surtout d’éviter de penser trop loin.
« Je me concentre sur ces petits détails et je n’essaie pas de penser trop à l’avance à l’échange. Juste un point à la fois. »
Un titre « historique » pour le Kazakhstan
Devenue la 30e n°1 mondiale de l’histoire après son titre à New York, Rybakina a également évoqué l’impact de ses performances au Kazakhstan.
« C’est historique et je suis tellement fière. C’est quelque chose d’énorme pour le Kazakhstan. J’ai déjà reçu tellement de soutien et tellement de beaux messages. »
Elle constate notamment l’intérêt croissant des plus jeunes pour son sport.
« Ces dernières années, j’ai vu combien d’enfants viennent et veulent tous jouer au tennis. C’est simplement incroyable. »
La nouvelle patronne du circuit sait néanmoins que son nouveau statut changera également la manière dont ses adversaires l’aborderont.
À la question de savoir si elle avait désormais une cible dans le dos en tant que n°1 mondiale, sa réponse a été immédiate :
« Bien sûr. Définitivement. »