L’ancien n°1 mondial Daniil Medvedev poursuit sa belle dynamique en Chine. Ce mercredi 14 octobre, le Russe a dominé Stefanos Tsitsipas en deux manches (6-4, 7-5) pour rejoindre les quarts de finale du Masters 1000 de Shanghai.
Après plusieurs périodes compliquées ces dernières saisons, le Russe semble avoir retrouvé des sensations particulièrement positives sur les courts asiatiques. Une amélioration qu’il attribue notamment aux conditions de jeu, mais aussi à une meilleure compréhension de son tennis.
En zone mixte, Medvedev a analysé sa victoire contre son rival grec, évoqué ses ambitions pour les dernières semaines de la saison et rendu hommage à Gaël Monfils, dont la retraite a été annoncée.
« Quand je joue à mon meilleur niveau, je sais que je suis difficile à battre »
Interrogé sur son retour en forme et sur la menace qu’il représente pour les autres joueurs encore engagés à Shanghai, Daniil Medvedev a préféré rappeler que le niveau de la compétition était particulièrement élevé.
« Pour être honnête, je pense que lorsqu’on arrive en quarts de finale d’un Masters 1000, tout le monde doit se méfier de tout le monde. »
Le Russe a notamment cité les surprises survenues au cours du tournoi, avec les éliminations de Carlos Alcaraz par Zizou Bergs et du tenant du titre Valentin Vacherot par Tommy Paul.
« Bergs a battu Alcaraz, Paul a battu Vacherot, le tenant du titre. Ils jouent donc très bien eux aussi. »
Medvedev estime néanmoins avoir retrouvé un niveau lui permettant de rivaliser avec les meilleurs joueurs du circuit.
« J’essaie simplement de jouer à mon meilleur niveau. Quand je joue à mon meilleur niveau, je sais que je suis difficile à battre. »
« Je comprends ce que je fais sur le court »
Depuis plusieurs semaines, Daniil Medvedev affiche une régularité retrouvée sur la tournée asiatique.
Interrogé sur les raisons de cette amélioration, le Russe a mis en avant les conditions de jeu rencontrées en Chine.
« J’ai l’impression que les balles ici, qui sont les mêmes depuis trois semaines, et les courts me conviennent bien. »
Au-delà des résultats, Medvedev apprécie surtout de retrouver des repères techniques et tactiques.
« J’ai l’impression de comprendre ce que je fais sur le court. Je comprends quels coups je veux jouer. »
Une sensation qui lui avait parfois manqué pendant la tournée américaine, lorsqu’il rencontrait des difficultés à reproduire en match ce qu’il travaillait à l’entraînement.
Avec son humour habituel, il a notamment évoqué ses problèmes de revers.
« Je ne suis pas en train de me demander pourquoi mon revers finit dans le filet alors que je le travaille depuis trois semaines à l’entraînement et qu’il ne rentre toujours pas. », a-t-il plaisanté en faisant référence à ses difficultés aux États-Unis.
Le Russe assure pourtant ne pas avoir changé son investissement selon les périodes.
« Même aux États-Unis, quand je perdais au premier tour, je faisais de mon mieux. Je suis heureux qu’ici, mon meilleur niveau soit supérieur à ce qu’il était parfois là-bas. »
La course aux ATP Finals : « Sinon, les Maldives, c’est bien aussi »
Toujours engagé dans la course à la qualification pour les ATP Finals de Turin, Daniil Medvedev, 8e à la race, a également évoqué cet objectif de fin de saison.
Déjà présent à plusieurs reprises au Masters de fin d’année au cours de sa carrière, le Russe explique que sa situation actuelle dépend essentiellement des résultats accumulés pendant la saison.
« Tout est une question de résultats. Si j’avais bien joué au Canada, atteint les quarts de finale, poursuivi sur cette lancée ici et que je n’avais pas perdu 200 points quelque part la semaine dernière, je serais probablement déjà officiellement qualifié. »
Cette référence aux 200 points perdus renvoie à sa disqualification lors de sa demi-finale à Pékin, après un incident impliquant un spectateur. Medvedev refuse néanmoins de faire de Turin une obsession.
« Si vous perdez au premier tour, peut-être que vous n’irez pas à Turin. Si vous atteignez les quarts de finale de tous les Masters 1000 de l’année, vous y serez probablement. »
Avant de conclure avec une touche d’humour :
« Donc, j’essaie simplement de faire de mon mieux. Si j’y suis, parfait. Sinon, les Maldives, c’est bien aussi. »