Alexander Zverev découvre une nouvelle dimension. Ce lundi 2 novembre 2026, l’Allemand est officiellement devenu numéro 1 mondial pour la première fois de sa carrière, succédant à Jannik Sinner au sommet du classement ATP.
Une consécration acquise quelques jours plus tôt à Vienne et qui vient récompenser une grande saison, marquée par ses deux premiers titres du Grand Chelem, à Roland-Garros et à l’US Open.
Présent en conférence de presse avant le Rolex Paris Masters, Zverev a évoqué cette nouvelle étape de sa carrière, tout en rappelant que ses ambitions ne s’arrêtaient pas à la première place mondiale.
« Paris est un endroit où j’ai connu beaucoup de désillusions »
Alexander Zverev n’a pas encore pris le temps de mesurer pleinement son nouveau statut.
Interrogé sur son émotion en découvrant son nom au sommet du classement ATP, l’Allemand a même reconnu ne pas avoir encore consulté la hiérarchie mondiale.
« Je n’ai pas encore regardé le classement, mais c’est une journée particulière, c’est certain. »
Cette consécration possède une saveur supplémentaire puisqu’elle intervient à Paris, quelques mois après son premier sacre en Grand Chelem à Roland-Garros.
« Paris a été un endroit assez particulier pour moi cette année. C’est un lieu où j’ai connu beaucoup de hauts et de bas, beaucoup de désillusions. Mais cette année, avec mon premier Grand Chelem remporté ici et ma place de numéro 1 mondial, c’est un sentiment très particulier. »
Interrogé sur ce qui lui procure le plus d’émotions entre un titre majeur et la première place mondiale, Zverev a tenu à distinguer les deux accomplissements.
« Quand j’ai remporté mon premier Grand Chelem à Paris, c’était une émotion différente, parce que je pensais peut-être ne jamais y arriver. J’avais connu beaucoup de désillusions, de moments difficiles et de défaites en finale. »
Il décrit ce premier sacre comme un immense soulagement.
« C’était le plus grand soulagement que j’aie jamais ressenti dans ma carrière. »
La première place mondiale représente, elle, la récompense d’un travail de longue haleine.
« Pour être numéro 1 mondial, il faut réaliser la meilleure saison sur une année entière. C’est un sentiment complètement différent, mais tout aussi particulier. »
« J’ai hâte que les deux meilleurs soient de nouveau en pleine forme »
Malgré ses deux titres du Grand Chelem et son accession au sommet du classement, Alexander Zverev ne considère pas sa saison comme un aboutissement définitif.
L’Allemand souhaite notamment continuer à progresser face à ses deux principaux rivaux, Jannik Sinner et Carlos Alcaraz.
« Bien sûr, j’ai réalisé une grande saison et j’en suis très heureux. Deux Grands Chelems, la place de numéro 1 mondial et tout le reste. Mais il y a encore tellement de choses que je veux accomplir. »
Alors que les blessures ont perturbé les saisons de Sinner et d’Alcaraz, Zverev espère les retrouver prochainement à leur meilleur niveau.
« J’ai hâte que les deux meilleurs joueurs soient de nouveau en pleine forme, qu’ils puissent jouer pleinement et que je puisse me mesurer à eux. J’attends aussi ce défi avec impatience. »
Le joueur de 29 ans a également identifié un autre objectif : devenir un prétendant crédible au titre dans chacun des quatre tournois du Grand Chelem.
Après avoir atteint la finale de Wimbledon cette saison, il estime notamment avoir franchi un cap sur gazon.
« J’ai l’impression que cette année, c’était la première fois de ma vie que je savais jouer sur gazon. Avant, je ne savais pas quoi faire sur cette surface. Je sens vraiment que je peux rivaliser pour les quatre titres du Grand Chelem. Bien sûr, j’espère en gagner encore quelques-uns. »
« Medvedev n’a jamais disparu »
Interrogé sur le retour au premier plan de Daniil Medvedev et Stefanos Tsitsipas, deux joueurs de sa génération, Alexander Zverev a tenu à défendre le Russe.
Selon lui, les difficultés rencontrées par Medvedev en 2025 ont parfois conduit à sous-estimer ses qualités.
« Je pense que Daniil n’a jamais disparu. Il a connu une saison un peu moins bonne l’année dernière, où il a terminé neuvième ou dixième mondial. Mais aujourd’hui, il est de nouveau dans le Top 5 et je pense qu’il va y rester. »
Zverev estime que le niveau du Russe n’a jamais véritablement disparu.
« Il faut faire attention quand on dit que des joueurs sont devenus moins bons ou ont régressé, parce que je pense qu’on a oublié à quel point Daniil est un bon joueur de tennis et les résultats qu’il est capable d’obtenir. »
L’Allemand se montre également optimiste pour Stefanos Tsitsipas, même s’il reconnaît que le Grec a rencontré davantage de difficultés.
Concernant Medvedev, il va encore plus loin :
« J’ai énormément de respect pour lui et je pense qu’il va encore accomplir de grandes choses dans le tennis au cours des quatre ou cinq prochaines années. »
Une célébration reportée après la Coupe Davis
Malgré son nouveau statut, Alexander Zverev assure être en bonne condition physique pour aborder le Rolex Paris Masters.
Fatigué lors du Masters 1000 de Shanghai, il explique avoir retrouvé de l’énergie après une semaine complète sans tennis.
« À Shanghai, j’étais fatigué. Ma batterie était vide. J’étais à bout. Ensuite, j’ai pris une semaine de repos, ce qui m’a beaucoup aidé. »
L’Allemand assure également s’être senti bien physiquement à Vienne, malgré son élimination face à Alex de Minaur.
Quant aux célébrations de sa première place mondiale, elles devront attendre.
« Quand tu gagnes un Grand Chelem, la semaine s’arrête et tu peux célébrer. Mais là, le travail continue chaque jour. À Vienne, j’étais assuré d’être numéro 1 mondial, mais le lendemain, je devais rejouer. »
Zverev prévoit finalement de fêter cette consécration après la Coupe Davis, à l’occasion de vacances familiales aux Maldives.
« Je pense que tout se fera après la Coupe Davis. Mais ce sera une célébration tranquille, parce que je pars aux Maldives avec toute la famille et cinq enfants. »