Carlos Alcaraz espère enfin briller au Rolex Paris Masters. Vainqueur de l’ATP 500 de Vienne, l’Espagnol arrive dans la capitale française avec un titre supplémentaire et une confiance retrouvée après une longue période d’absence.
Ce lundi 2 novembre, en conférence de presse, l’ancien numéro 1 mondial a évoqué les difficultés traversées pendant sa convalescence, mais aussi son ambition de réaliser enfin un grand parcours dans le dernier Masters 1000 de la saison.
« Gagner donne évidemment beaucoup de confiance. J’ai vraiment envie de réussir un grand tournoi ici, à un moment donné, pour être honnête. »
« Il y a eu des moments où j’ai douté de moi »
Si Carlos Alcaraz semble avoir retrouvé son meilleur niveau, son retour au sommet n’a pas été aussi évident qu’il pourrait y paraître.
Éloigné des courts pendant une longue période, l’Espagnol reconnaît avoir traversé plusieurs phases de doute concernant son état physique et sa capacité à retrouver toutes ses sensations.
« J’ai été absent longtemps, donc j’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir. Il y a eu des moments où j’étais certain de revenir à mon meilleur niveau. Et d’autres où j’ai douté de moi, je ne vais pas mentir. »
Le joueur espagnol s’est notamment interrogé sur les conséquences de sa blessure au poignet.
« Est-ce que j’allais pouvoir frapper mon coup droit à 100 % de nouveau ? Est-ce que j’allais encore ressentir mon poignet ? Est-ce que j’allais retrouver une bonne santé ? Il y avait des doutes. »
Alcaraz estime que le soutien de son entourage a joué un rôle déterminant pour surmonter cette période.
« Quand tu es entouré de personnes formidables, de grands professionnels, et que tu fais confiance à ton équipe à 100 %, c’est plus facile de revenir. »
Aujourd’hui, le champion de Vienne se réjouit du travail accompli et de sa capacité à retrouver un niveau de jeu compétitif.
« Je n’ai pas de bons souvenirs de ce match contre Gaston »
Le Rolex Paris Masters n’a pas toujours réussi à Carlos Alcaraz. Malgré ses nombreux succès sur le circuit, l’Espagnol n’a jamais véritablement trouvé la régularité espérée dans le tournoi parisien.
Interrogé sur son élimination contre Hugo Gaston à Bercy en 2021, Alcaraz a reconnu que cette rencontre avait constitué une expérience particulièrement difficile.
« Je n’ai pas de très bons souvenirs de ce match, pour être honnête. C’était un moment difficile pour moi. »
À l’époque, le jeune Espagnol avait été confronté à un public entièrement acquis à la cause du Français.
« Je dirais que c’était la première fois que je ressentais une telle pression venant de l’extérieur. Je ne vais pas dire que c’était bien ou mal. Ils soutenaient leur joueur, ce qui est normal. »
Cette expérience lui a néanmoins permis de progresser sur le plan mental.
« La leçon que j’en ai tirée, c’est de ne pas répondre au public, de rester concentré sur moi-même et sur ce qui se passe sur le court. »
Cinq ans plus tard, Alcaraz espère avoir suffisamment appris pour enfin réaliser un grand parcours à Paris.
« Je suis convaincu qu’à un moment donné, je réussirai un grand tournoi ici. Je me sentirai comme je veux me sentir, et cela arrivera plus tôt que tard. »
Un service modifié et des progrès encourageants
Parmi les évolutions récentes de son jeu, Carlos Alcaraz a notamment travaillé sur sa mécanique de service.
L’Espagnol explique avoir observé les meilleurs serveurs de l’histoire pour améliorer son équilibre et rendre son geste plus fluide.
« Les meilleurs serveurs de l’histoire ont cet équilibre qui leur permet de passer de l’arrière vers l’avant. Je n’arrivais pas à faire cela auparavant, donc j’ai légèrement modifié mon mouvement. »
Ces ajustements semblent déjà porter leurs fruits.
« Je me sens beaucoup mieux au service et je pense qu’à Vienne, on a pu constater une nette amélioration de ce coup. »
Reste désormais à s’adapter aux conditions de jeu parisiennes, que l’Espagnol n’avait pas encore testées au moment de sa conférence de presse.
Selon les premiers retours recueillis auprès d’autres joueurs, la surface pourrait être légèrement plus rapide que l’an dernier.
« J’ai parlé avec quelques joueurs et ils m’ont dit que c’était un peu plus rapide que l’année dernière. J’ai regardé quelques jeux du match de Jodar aujourd’hui et la balle semblait réagir un peu différemment. »
Alcaraz préfère toutefois attendre son premier entraînement pour se faire une idée précise.
« C’est un privilège de regarder jouer Jodar »
Enfin, Carlos Alcaraz a été interrogé sur l’émergence spectaculaire de Rafael Jodar, qui l’a rejoint dans le Top 10 mondial dès sa première saison sur le circuit principal.
L’Espagnol n’a pas caché son admiration pour son jeune compatriote.
« C’est incroyable la manière dont il joue pour sa première année sur le circuit. Je suis vraiment très heureux pour lui. »
Alcaraz a notamment salué la personnalité et l’entourage de Jodar, accompagné par son père en tant qu’entraîneur.
« C’est un garçon très humble, quelqu’un de formidable. Il voyage avec son père comme entraîneur et réalise de grandes choses. Il mérite d’être à cette place. »
L’ancien numéro 1 mondial apprécie également de retrouver un autre Espagnol parmi les dix meilleurs joueurs du monde.
« Chaque fois que je le regarde jouer, c’est un privilège, un plaisir. »
Alcaraz se réjouit déjà à l’idée de l’affronter pour la première fois.
« J’ai hâte de jouer contre lui un jour, pour la première fois, et de m’entraîner avec lui pendant les tournois. »