En salle de presse, Aryna Sabalenka ne cache rien. Elle vient de perdre sa deuxième finale de Grand Chelem face à Coco Gauff, et le constat est dur : « C’était le pire tennis que j’ai joué depuis… je ne sais même pas combien de mois. Les conditions étaient terribles, et elle a été meilleure que moi dans ces conditions. Je pense que c’est la pire finale que j’aie jamais jouée. »
Défaite en trois sets, Sabalenka reconnaît s’être effondrée mentalement : « Je n’ai pas bien géré mes émotions. J’ai commencé à faire des fautes directes. Honnêtement, elle n’a pas gagné parce qu’elle a joué incroyablement, mais parce que j’ai commis beaucoup trop d’erreurs. »
Aryna Sabalenka en larmes pendant son discours après sa défaite en finale. 😔
« Celle-ci fait tellement mal. » 💔#RolandGarros pic.twitter.com/FX6eRcquyf
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) June 7, 2025
Le vent, les émotions et les regrets
Comme souvent à Roland-Garros, le vent s’est invité à la fête. Mais là où Gauff a su s’adapter, Sabalenka s’est perdue : « Par moments, elle frappait avec le cadre et la balle restait miraculeusement dans le court », a-t-elle raconté avec un demi-sourire. « C’était comme si quelqu’un là-haut voulait tester jusqu’où je pouvais aller. Et aujourd’hui, je n’y suis pas arrivée. »
Aryna reconnaît que le tournant s’est opéré dans le premier set, lorsqu’elle menait 4-1 : « Le vent s’est levé, je me suis laissée emporter par mes émotions. J’aurais dû jouer plus intelligemment, mais je n’étais pas dans les bonnes dispositions mentales pour ça. »
Passer très vite à autre chose
Si Sabalenka ne mâche pas ses mots quand elle évoque la médiocrité de son match, avec notamment 70 fautes directes, elle garde néanmoins son sens de l’autodérision. Lorsqu’on lui demande si elle va revoir la finale, la réponse fuse : « Non. J’ai déjà réservé un vol pour Mykonos. Tequila, bonbons, baignade. J’ai besoin de quelques jours pour oublier ce monde de fous. »
Plus sérieusement, elle pointe du doigt une récurrence inquiétante : ses contre-performances face à Coco Gauff dans les moments clés : « Je dois enfin tirer une vraie leçon de tout ça. Je ne peux pas continuer à jouer aussi mal en finale de Grand Chelem contre elle. »
Une grande semaine… qui se termine mal
Avant cette finale, Aryna Sabalenka avait montré un niveau impressionnant. Vainqueure d’Iga Swiatek en demi-finale, elle semblait prête pour son premier sacre à Paris. Mais la marche était encore une fois trop haute.
« Ça fait mal. J’ai battu des joueuses incroyables cette semaine, dont Swiatek… Et là, je sors et je joue comme ça. Je pense que si Iga m’avait battue, elle aurait gagné cette finale. Oui, ça fait mal. Vraiment très mal », a-t-elle conclu.