Trois semaines après avoir triomphé sur la terre battue parisienne, Carlos Alcaraz s’est offert une nouvelle couronne, cette fois sur le gazon londonien du Queen’s.
Une transition plus que réussie : « C’est vraiment compliqué de passer de la terre au gazon en quelques jours. J’ai eu seulement deux jours pour m’entraîner avant le tournoi », a-t-il rappelé.
Mais l’Espagnol avait un objectif simple : « Je suis venu ici sans attentes, juste pour jouer deux ou trois matchs, me sentir bien en bougeant sur gazon et comprendre ce que je devais améliorer. »
Finalement, il a gagné bien plus que du rythme : « Je suis vraiment fier de la manière dont j’ai progressé chaque jour. Du premier match jusqu’à aujourd’hui, je suis un joueur complètement différent sur gazon. »
ALCARAZ EN FORME OLYMPIQUE 🇪🇸
Ses cinq derniers tournois 😳👇
🏆 Masters 1000 Monte-Carlo
🥈 ATP 500 Barcelone
🏆 Masters 1000 Rome
🏆 Roland-Garros
🏆 ATP 500 Queen’s
✅ 27 victoires
❌ 1 défaiteLe grand favori de WIMBLEDON. ⭐️pic.twitter.com/8vSnlYvtGm
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) June 22, 2025
Ibiza, Cancun et les bienfaits du « reset mental »
Carlos Alcaraz a évoqué un élément clé de son succès : la déconnexion. Après sa victoire à Roland-Garros, il a passé quelques jours à Ibiza avec ses proches : « J’ai besoin de jours pour moi, avec ma famille et mes amis. Ibiza m’a beaucoup aidé, ça m’a permis de ne plus penser au tennis pendant un moment, de recharger les batteries. »
Un processus qu’il avait déjà expérimenté après sa défaite à Miami : « J’ai reçu tellement de haine après ma défaite à Miami. Au lieu de m’entraîner après ça, j’ai fait une pause et je suis allé à Cancún avec ma famille. Beaucoup de gens ont commencé à se demander ‘Mais qu’est-ce qui se passe avec ce gars ? Il vient de perdre au premier tour et il ne va pas s’entraîner pour s’améliorer ?’. Après quelques jours, j’ai retrouvé l’envie de jouer, de m’entraîner, de revenir à la compétition. C’est ce qui a tout changé. »
Un service en net progrès
Tout au long de la semaine, Alcaraz a brillé au service, un secteur qu’il jugeait pourtant encore trop irrégulier quelques jours plus tôt. « Après le match contre Munar, j’étais frustré. J’ai travaillé très dur à l’entraînement pour trouver des solutions. Aujourd’hui, mon service a été une de mes meilleures armes. »
Il sourit même en comparant sa sensation du jour à celle de certains géants du circuit : « Maintenant je sais ce que ressentent John Isner ou Reilly Opelka (rires). »
Avec ce nouveau titre, Alcaraz entre dans l’histoire du tennis espagnol : il devient, à 22 ans, le troisième Espagnol à remporter quatre titres sur gazon, après Rafael Nadal et Feliciano Lopez. Une statistique qu’il accueille avec modestie : « Je ne fais pas trop attention à ça, mais c’est cool d’être avec Rafa et Feli. Il faut parfois s’arrêter et se dire que c’est une belle chose. »
Direction Wimbledon avec ambition
Carlos Alcaraz ne retournera pas à Ibiza avant Wimbledon, mais il compte profiter des prochains jours à Londres pour récupérer : « Je vais rester ici, me reposer un peu, et ensuite préparer Wimbledon du mieux possible. »
Sur son rapport au gazon, il assume un changement progressif : « Je ne peux pas dire que c’est ma surface préférée, c’est toujours la terre, mais je me sens vraiment chez moi sur cette surface. »
En pleine confiance, le tenant du titre à Wimbledon s’avance à nouveau comme le grand favori au titre.