McCartney Kessler, 42e mondiale en début de semaine, n’avait qu’une mince chance et quelques jours à peine pour s’emparer du dernier spot de tête de série à Wimbledon. En remportant le WTA 250 de Nottingham, l’Américaine de 25 ans a défié les pronostics pour grimper à la 32e place mondiale in extremis. Dans sa quête, elle a dominé en finale Dayana Yastremska sur le score de 6-4, 7-5.
Imperturbable Kessler
McCartney Kessler n’a pas tardé à s’emparer des rênes du match en breakant d’entrée Yastremska. Aussi solide sur sa première balle que sur sa seconde, l’Américaine n’a concédé que 3 points derrière ses trois jeux de service suivants.
Yastremska a commis trop de fautes directes dans le premier set (22, contre 3 pour son adversaire) pour espérer égaliser. Malgré une interruption de jeu causée par la pluie à 5-4, 30-15 sur son service, Kessler ne s’est pas laissée distraire et a rapidement bouclé la manche au retour des vestiaires grâce à deux excellents services.
Le deuxième set a davantage laissé place à l’équilibre entre une Yastremska plus assurée au service et une Kessler incapable de convertir ses deux balles de break obtenues en début de manche.
Cette dernière a néanmoins breaké à 3-3 et a mené 5-3, 40-0… avant de perdre le jeu et de se faire débreaker à blanc dans la foulée. Qu’importe, l’Américaine a remporté les deux derniers jeux pour couper court à tout suspense et soulever la coupe.

Un apprentissage à toute allure
Issue du circuit universitaire américain, McCartney Kessler a fait ses véritables débuts en WTA il y a deux ans. Elle a remporté son premier titre à Cleveland en août 2024 en battant la tête de série n°1 Beatriz Haddad Maia en finale, puis a récidivé en janvier dernier à Hobart face à la toujours redoutable Elise Mertens.
Nottingham signe donc son troisième titre en moins d’un an. Mais voici le plus surprenant : avant de s’engager sur le tournoi lundi dernier, Kessler n’avait auparavant gagné qu’un seul match sur gazon de toute sa carrière (matchs de qualifications non compris).
À l’image de son arrivée tardive mais pleine de succès sur le circuit, l’Américaine apprend très vite. Avec son jeu tactique, sa gestion des points importants et sa capacité à exploiter toutes les zones du terrain, elle sera à coup sûr un nom à surveiller sur cette deuxième partie de saison 2025.
Heureusement pour les autres têtes de série à Wimbledon, elle vient elle-même de s’arroger ce statut et ne pourra pas tomber contre elles avant le troisième tour du Grand chelem londonien.
Tête de série au bout du suspense
Yulia Putintseva, 32e mondiale, était presque assurée de conserver son statut de tête de série à Wimbledon. Seule une poignée de joueuses pouvaient y prétendre à sa place si elles gagnaient ou atteignaient la finale du tournoi dans lequel elles étaient engagées.
Xinyu Wang, Katie Boulter, Rebecca Sramkova et McCartney Kessler, donc, faisaient partie de la short list. Kessler a battu Boulter, double tenante du titre à Nottingham, puis Sramkova sur sa route.
Mais qu’elle obtienne le titre ou non ce dimanche, elle devait espérer une défaite en finale de Xinyu Wang face à Marketa Vondrousova. Heureusement pour l’Américaine, Wang a raté 6 balles de sets lors du premier set de sa finale et a fini par s’incliner.
Kessler et Wang ont dû attendre les toutes dernières heures de la semaine pour savoir laquelle d’entre elles obtiendrait le statut de tête de série.