En marge de sa défaite surprise au premier tour de Wimbledon face à Arthur Rinderknech, Alexander Zverev s’est confié en conférence de presse quant aux difficultés qui le rongent depuis de longues semaines.
Un mal bien profond pour Zverev
Le numéro 3 mondial a commencé par expliquer que le problème ne venait pas du tennis, mais que ce dernier n’était qu’un miroir de son état mental : « Depuis l’Open d’Australie, je me sens très seul sur le terrain. J’ai des problèmes mentaux. Ce n’est pas une question de tennis, je me sens seul dans la vie en général, et ce n’est pas agréable. Je peine à trouver de la joie en dehors du terrain. »
L’Allemand a également confié que cette situation était inédite pour lui : « Je n’ai jamais rien vécu de tel. Je tente de trouver des solutions à cette situation délicate, mais je retombe toujours dedans. »
Interrogé sur son souhait ou non d’obtenir de l’aide pour aller de l’avant, Zverev a expliqué : « Peut–être oui, il est possible que, pour la première fois de ma vie, j’en aie besoin. J’ai traversé de nombreuses épreuves tout au long de mon parcours personnel et professionnel, mais je ne me suis jamais senti aussi vide que maintenant. J’ai perdu la joie dans tout ce que je fais. »
Avec amertume, il poursuit : « Je vais me coucher sans motivation pour me lever le lendemain. Je crois que beaucoup de gens, quel que soit leur travail, ont ressenti cela à un moment donné. Chez un athlète d’élite, cela se reflète directement dans ses performances. »
🗣️ Zverev : 🗣️ «Je me sens très, très seul. Je n’ai jamais rien vécu de tel auparavant. Mon problème n’est pas le tennis, mais de trouver quelque chose en moi. Je m’endors sans aucune motivation pour me lever le lendemain.»
Terrible confidence d’un champion perdu.
Encore un. pic.twitter.com/EQ9QiNa5Nq— Benoit Maylin (@BenoitMaylin) July 2, 2025
Rublev appuie les propos de l’Allemand
Après sa victoire en quatre sets sur Lloyd Harris, Andrey Rublev est revenu sur les propos du numéro 3 mondial, tout en lui apportant son soutien.
« Vous pouvez trouver des excuses comme le fait d’être fatigué mentalement de jouer sans arrêt mais cela n’a rien à voir avec le tennis. Le tennis n’est qu’un point déclencheur, et vous devez l’affronter. C’est quelque chose qui arrive à ceux, comme Alexander ou Casper, qui aiment leur sport. Ceux qui n’aiment pas le tennis sont plus détendus parce qu’ils ont peut-être des priorités différentes » explique le Russe.
Le 14e joueur mondial a aussi expliqué qu’il était difficilement envisageable de faire un break : « Il lui sera difficile de faire une pause car il aime jouer malgré tout. Ce n’est pas comme si on disait : « Je fais une pause et je me couche sur la plage. » Il se prépare et s’entraîne sûrement. »
Enfin, Rublev conclut : « Je comprends ce qu’il ressent car tout le monde y fait face à un moment donné. Nous avons tous déjà ressenti la même chose, peu importe comment vous luttez et peu importe ce qui se passe dans votre vie. »