Arthur Rinderknech vit sans doute le plus beau tournoi de sa carrière. Le Français, 54e mondial en début de tournoi, s’est offert un parcours monumental au Masters 1000 de Shanghai, battant successivement Hamad Medjedovic, Alex Michelsen, Alexander Zverev, Jiri Lehecka, puis Félix Auger-Aliassime (n°13) pour rallier les demi-finales.
À 30 ans, il dispute ainsi la première demi-finale de Masters 1000 de sa vie — et devient le premier Français à atteindre ce stade ici depuis Gilles Simon en 2016.
✅ ZVEREV
✅ LEHECKA
✅ AUGER-ALIASSIMEArthur Rinderknech a battu trois TOP 20 d’affilée pour atteindre sa première demi-finale de Masters 1000 à 30 ans. 😱
Deuxième Français à rejoindre ce stade dans la catégorie en 2025, après Terence Atmane. 🇫🇷pic.twitter.com/rwc1hVyHrL
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) October 10, 2025
Un parcours géant pour le Français
Rinderknech a livré un tournoi d’une maîtrise exceptionnelle. Enchaîner trois victoires contre des membres du top 20 — Zverev, Lehecka, puis Auger-Aliassime — témoigne d’un niveau de jeu bluffant. Solide au service, précis dans les moments clés, Rinderknech a impressionné par son calme et sa constance, même face aux gros serveurs et aux frappeurs du circuit.
Son service — pilier de son identité tennistique — lui a permis d’imposer le rythme, tandis que son jeu d’attaque plus relâché traduit une progression mentale et technique notable.
Désormais 37e mondial virtuel, le Français s’inscrit dans une dynamique exceptionnelle pour cette fin de saison. Il devient, après Terence Atmane à Cincinnati, le deuxième joueur tricolore à se hisser dans le dernier carré d’un Masters 1000 cette année.
“J’ai tellement stressé pour mon cousin” : Rinderknech touché par l’émotion familiale
Après la rencontre, Rinderknech a tenu à souligner la portée symbolique de cette semaine partagée avec son cousin Valentin Vacherot, lui aussi demi-finaliste à Shanghai : « Je suis Valentin, mon cousin. C’est pour lui que c’est exceptionnel. Moi, j’essaye juste de faire mon boulot et de faire aussi bien que lui. Ce n’est pas facile, il met la barre très haut. »
Visiblement ému, le Français a expliqué que la veille du match, il avait vécu un stress inédit en suivant la rencontre de Vacherot : « J’ai tellement stressé hier en le regardant jouer dans la box tout le match. J’essayais de rien montrer pour ne pas lui donner cette impression de stress. C’était énorme. Aujourd’hui, pour moi, c’était juste facile de ne pas stresser. »
Pour une place en finale, il affrontera le vainqueur du match entre Alex De Minaur et Daniil Medvedev.