Steve Darcis sonne la fin de campagne : « Je suis triste, mais tellement fier de mes gars »

La Belgique quitte la Coupe Davis avec le cœur lourd, mais la tête haute. Battus 2–0 par l’Italie malgré un Zizou Bergs héroïque et sept balles de match manquées, les joueurs de Steve Darcis ont flirté avec l’exploit. Déçus mais unis, les Belges voient dans cette campagne 2025 les fondations d’un futur prometteur.
Zizou Bergs et le capitaine Steve Darcis semblent abattus après un match de tennis opposant Bergs à Cobolli, en demi-finales de la Coupe Davis. (Credit: Belga News Agency/Alamy Live News) Zizou Bergs et le capitaine Steve Darcis semblent abattus après un match de tennis opposant Bergs à Cobolli, en demi-finales de la Coupe Davis. (Credit: Belga News Agency/Alamy Live News)
Zizou Bergs et le capitaine Steve Darcis semblent abattus après un match de tennis opposant Bergs à Cobolli, en demi-finales de la Coupe Davis. (Credit: Belga News Agency/Alamy Live News)

Il y a des éliminations qui laissent un goût amer. Et d’autres, plus rares, qui laissent une forme de fierté presque paradoxale. La Belgique a quitté la Coupe Davis 2025 par la petite porte, battue 2-0 par une Italie championne du monde en titre, mais elle l’a fait la tête haute, portée par un capitaine qui refuse de résumer une saison entière à deux points manqués.

À l’issue de cette défaite cruelle, alors que les visages étaient fermés et que les regards traînaient vers le sol, Steve Darcis a pris la parole. Un discours de leader, de grand frère, presque de père. Un cadre qui, même dans la défaite, voit le chemin parcouru.

Steve Darcis : lucidité, tristesse et fierté mêlées

En conférence de presse, Darcis n’a pas cherché d’excuse. Il a en revanche trouvé les mots justes : « Nous sommes tristes, bien sûr. Mais je suis incroyablement fier de mes joueurs. Ils ont créé des liens forts cette année et aujourd’hui, nous étions proches d’égaliser à 1–1. Après, un double peut tout changer. »

Pour l’ancien joueur et figure emblématique du tennis belge, la déception est réelle, mais elle ne doit pas masquer la progression. La Belgique a joué avec le cœur, avec ses armes, et avec une équipe jeune appelée à revenir : « Comme l’a dit Zizou, on a un groupe jeune, et surtout du temps devant nous. J’espère qu’on reviendra encore plus forts. »

Zizou Bergs, héroïque, brisé… mais sincère

Difficile d’oublier le visage du numéro 1 Belge en quittant le court : abasourdi et vidé. Le Belge a tout donné, jusqu’à ses dernières réserves d’énergie : « Je n’ai jamais vécu un moment aussi émotionnel. Jouer pour son pays, avec cette ambiance, c’est autre chose. Pas sûr que je puisse me battre de cette manière dans un tournoi normal. Ici, tout change. »

Par ailleurs, Bergs est revenu sur les liens dans l’équipe, notamment sur les rires qu’il a eu avec Darcis au changement de côté, tant certains échanges défiaient l’improbable : « Par moments, on se regardait, on se disait : c’est quoi ce match ? L’atmosphère était incroyable. Pour moi, si je m’amuse, je peux sortir mon meilleur tennis. »

Et même si la victoire n’est pas venue, la Belgique a montré ce que représente encore la Coupe Davis : un condensé d’émotions, d’adrénaline, de tension, un terrain où le classement compte moins que la capacité à se transcender.

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