Invité du premier épisode de la série « Dans les yeux », diffusée sur notre chaîne YouTube, Jo-Wilfried Tsonga s’était exprimé sur la comparaison entre la génération actuelle, incarnée par Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, et celle du Big 3.
Interrogé sur leur domination rapide du circuit, l’ancien n°5 mondial avait surtout pointé le contexte concurrentiel : « Ce que j’aurais aimé, c’est les voir affronter Del Potro au troisième tour, Murray en huitième, Djokovic en quart, Federer en demi-finale et Nadal en finale. Ils ne sont que deux pour l’instant. »
Jo-Wilfried Tsonga 🇫🇷 sur la comparaison entre Sinner/Alcaraz et le BIG 3
🗣️ « Ce que j’aurais aimé, c’est les voir affronter Del Potro au troisième tour, Murray en 1/8, Djokovic en 1/4, Federer en 1/2 et Nadal en finale. Ils ne sont que deux pour l’instant. » pic.twitter.com/Ss2ki0bHli
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) October 19, 2025
Une déclaration qui n’enlèvait rien, selon Tsonga, au talent des deux jeunes leaders, mais qui soulignait une densité qu’il juge différente de celle de son époque.
L’entretien complet avec Jo-Wilfried Tsonga est à retrouver ici :
La réponse directe de Patrick Mouratoglou
Patrick Mouratoglou a tenu à réagir sur ses réseaux sociaux. L’entraîneur français a contesté l’idée selon laquelle Sinner et Alcaraz bénéficieraient d’un circuit affaibli.
« Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger-Aliassime sont très bons. Désolé, mais je ne pense pas que tu les aurais battus régulièrement », a-t-il déclaré.
🚨 Patrick Mouratoglou 🇫🇷 répond à l’interview Univers Tennis de Jo-Wilfried Tsonga au sujet de la génération Sinner–Alcaraz :
🗣️ « Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger-Aliassime sont très bons ! Désolé, mais je ne pense pas que tu les aurais battus régulièrement. » pic.twitter.com/Ctekwyo0tF
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Mouratoglou estime également que certains joueurs du passé sont jugés à l’aune de ce qu’ils sont devenus, et non de ce qu’ils étaient à un instant précis de leur carrière : « Il regarde Wawrinka et Del Potro à travers les grands joueurs qu’ils sont devenus. À 29 ans, Wawrinka était juste un bon joueur. À 31 ans, il est devenu triple vainqueur en Grand Chelem. »
Pour Mouratoglou, la réussite de Sinner et Alcaraz ne peut pas être réduite à une supposée faiblesse globale du circuit : « Bien sûr que les joueurs qui ont terminé leur carrière ont beaucoup plus accompli. Mais dire que Sinner et Alcaraz gagnent autant à cause de la faiblesse des autres ne donne pas assez de crédit à ce qu’ils font. Leur niveau est incroyable. »