La marche était trop haute pour Adrian Mannarino. Opposé à Rinky Hijikata, 114e mondial, le Français s’est incliné sèchement en trois manches (6-3, 6-3, 6-1) au premier tour de l’Open d’Australie.
Un revers de plus qui prolonge une série de sept défaites consécutives, la dernière victoire remontant au 1er octobre dernier, face à Matteo Berrettini au Masters 1000 de Shanghai.
Un enchaînement de résultats qui commence à peser, sportivement mais aussi mentalement.
Le poids des années
À 37 ans, Mannarino ne se cache plus. L’ancien 17e mondial assume que le temps laisse des traces, même si elles sont parfois imperceptibles à l’œil nu.
« Le temps avance malheureusement. Je ne suis pas tout jeune, je fais tout un peu moins bien qu’avant. Même si ce sont des petits détails, mis bout à bout, ça fait des grosses différences », a-t-il déclaré au micro d’Eurosport.
Malgré tout, Mannarino n’abandonne pas l’idée de corriger ce qui peut encore l’être, même s’il reconnaît la complexité de la tâche : « Je vais essayer de gommer tout ça, mais ce n’est pas facile. Malheureusement, ce n’est pas facile du tout. »
Le Français évoque aussi ces moments fugaces où le jeu revient, où le plaisir refait surface : « Il y a des petits sursauts d’orgueil parfois, j’arrive à mieux jouer et à reprendre du plaisir, en me disant que je dois continuer, que c’est plutôt cool. »
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Jusqu’où continuer ?
Mais les défaites répétées finissent par laisser des traces, au-delà du court. « Maintenant, quand j’ai des déceptions comme aujourd’hui ou ces dernières semaines, ça met un gros coup au moral », soupire-t-il.
S’il assure toujours aimer profondément le tennis, Mannarino pose aussi des limites : « Je vais continuer à essayer, moi j’adore ça, mais il ne faut pas que ça devienne ridicule non plus. Je vais persévérer un petit peu plus, et puis on verra ce que l’avenir nous donnera. »