À Melbourne, la chaleur n’est plus un simple paramètre. Elle conditionne les choix, les sensations et parfois même les trajectoires dans le tournoi. Jessica Pegula en a fait l’expérience lors de son match disputé en ouverture de journée, dans des conditions déjà éprouvantes.
Qualifiée pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie 2026, l’Américaine a profité de sa conférence de presse pour expliquer pourquoi elle ne regrettait pas d’avoir joué en plein air, toit ouvert, malgré des températures étouffantes.
PEGULA EXPRESS 🚂
Jessica Pegula élimine Oksana Selekhmeteva en deux sets et se qualifie pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie.
L’Américaine n’a concédé que 10 JEUX pour atteindre la deuxième semaine à Melbourne. 🤯 pic.twitter.com/bbrSmW9ieI
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) January 24, 2026
Un début avancé, une décision validée
Face aux prévisions extrêmes, l’organisation a choisi d’avancer le début des matchs d’une heure. Une décision que Pegula salue sans réserve.
« Nous étions tous d’accord pour commencer plus tôt afin d’éviter un peu la chaleur. C’était une bonne décision », explique-t-elle.
Mais au-delà de l’horaire, c’est un autre choix qui retient l’attention : celui de laisser le toit ouvert.
« Je voulais ressentir la chaleur »
Dans un contexte où certains joueurs réclament la fermeture immédiate des toits et la climatisation, Pegula adopte une approche différente.
« J’étais contente de jouer à l’extérieur. Je voulais sentir la chaleur pendant un moment pour m’y adapter », confie-t-elle.
Un raisonnement pragmatique, presque stratégique. À Melbourne, la canicule ne disparaît pas d’un jour à l’autre, et les tours à venir promettent des conditions similaires, voire plus extrêmes.
Le vrai danger : la brutalité du changement
Si Pegula accepte la chaleur, elle pointe néanmoins un problème majeur : la transition trop rapide.
« Ce qui est difficile dans ces conditions, c’est que nous sommes passées de températures assez douces à cet enfer de façon brutale », souligne-t-elle. « Le corps ne tolère pas bien un changement aussi radical. »
Un constat partagé par de nombreux joueurs cette saison, confrontés à des écarts thermiques violents qui compliquent la récupération et augmentent les risques physiques.
En huitièmes de finale, Pegula affrontera Madison Keys, dans un duel 100 % américain qui s’annonce aussi intense physiquement que tactiquement.