Face à un Alex De Minaur en grande forme depuis le début du tournoi, Carlos Alcaraz a d’abord dû s’employer. Après un premier set accroché, l’Espagnol a progressivement pris le contrôle, suffocant son adversaire pour dérouler ensuite sans trembler.
Depuis le début de la quinzaine, Alcaraz affiche une constance remarquable, rarement prise en défaut par des passages à vide. Un aspect sur lequel il insiste depuis l’intersaison. Le n°1 mondial est revenu sur cet aspect en conférence de presse.
Carlos, vous atteignez votre première demi-finale à l’Open d’Australie. Est-ce votre meilleur match du tournoi jusqu’à présent ?
Carlos Alcaraz : Oui, je pense que oui. Ça a été un très bon match en termes d’intensité. Probablement le meilleur que j’ai joué jusqu’ici dans le tournoi. Je suis vraiment heureux d’être passé et de pouvoir jouer ma première demi-finale ici. J’ai vraiment hâte d’y être.
Votre niveau de concentration a été impressionnant depuis le début du tournoi. Avez-vous particulièrement travaillé cet aspect mental pendant l’intersaison ?
Carlos Alcaraz : Oui, j’y ai beaucoup travaillé. La concentration, le fait de ne pas avoir de hauts et de bas pendant les matches, a été l’un de mes principaux objectifs. J’essaie de l’appliquer à chaque entraînement. Si je m’entraîne deux heures ou deux heures et demie, en jouant des sets ou contre un autre joueur, j’essaie de garder le même niveau et la même concentration point après point. Je pense que le travail paie et je suis très fier de voir tous ces efforts porter leurs fruits pendant ce tournoi.
Vous aviez déjà affronté Alex De Minaur plusieurs fois. Avez-vous remarqué quelque chose de différent dans son approche ou dans son niveau aujourd’hui ?
Carlos Alcaraz : Honnêtement, je pense qu’il a essayé de faire ce qu’il fait habituellement contre moi ou contre les meilleurs joueurs. On connaît tous son niveau et son style. Il est très rapide, il prend la balle très tôt et il rate peu. C’est parfois très difficile parce qu’il ne vous laisse pas de temps dans l’échange. Contre les joueurs du top niveau, il essaie d’être plus agressif, parfois en sortant de sa zone de confort, ce qui peut l’amener à faire quelques fautes sur des balles plus abordables. J’ai remarqué cela et nous avons su adapter notre approche. Nous savions comment aborder ce match.
Vous allez affronter Alexander Zverev en demi-finale. Pouvez-vous nous parler de ce match-up et de votre préparation ?
Carlos Alcaraz : La semaine avant le tournoi, on s’est entraînés avec plusieurs joueurs et j’ai pu faire un entraînement avec lui. Le niveau était très élevé, avec beaucoup d’intensité. J’ai aussi regardé ses matches pendant le tournoi, et il joue à un niveau impressionnant. Il sert très bien, il est solide et agressif du fond du court. Ça va être une grande bataille. Je sais ce que j’ai à faire et je serai bien préparé. Et s’il veut me battre, il devra beaucoup transpirer.
Comment situez-vous votre niveau actuel par rapport à celui que vous aviez lors de l’US Open ?
Carlos Alcaraz : Je dirais que le niveau que j’avais à l’US Open était un peu plus élevé que celui que j’ai actuellement, notamment au service. Mais on s’en rapproche. Je laisse les gens en discuter et comparer. À l’US Open, la façon dont je servais et dont je faisais tout sur le court était, pour moi, presque imbattable. Mais je suis très heureux et fier de la manière dont je joue ici à Melbourne.