Félix Auger-Aliassime après sa victoire à Montpellier : « J’espère gagner un Grand Chelem ou un Masters 1000 »

Vainqueur de l’édition 2026 de l’ATP 250 de Montpellier, Félix Auger-Aliassime s’est présenté en conférence de presse après sa victoire en finale. Le Canadien est revenu sur sa semaine, son jeu, son adversaire du jour Adrian Mannarino, ses ambitions pour la saison et ses prochains objectifs.
La joie de Felix Auger Aliassime (CAN) avec le trophee du vainqueur à Montpellier (JB Autissier/Open Occitanie) La joie de Felix Auger Aliassime (CAN) avec le trophee du vainqueur à Montpellier (JB Autissier/Open Occitanie)
La joie de Felix Auger Aliassime (CAN) avec le trophee du vainqueur à Montpellier (JB Autissier/Open Occitanie)

Vainqueur de l’édition 2026 de l’ATP 250 de Montpellier, Félix Auger-Aliassime a affiché sa satisfaction et ses ambitions après sa finale remportée 6-4, 7-6 face à Adrian Mannarino.

Le Canadien enchaînera directement avec le tournoi ATP 500 de Rotterdam, dont il sera l’un des favoris, la semaine prochaine. Il espère également être présent pour affronter la France lors du deuxième tour de Coupe Davis en septembre.

Tu venais ici pour te rassurer, conserver tes points. À quel niveau de satisfaction es-tu après cette semaine et cette finale ?

Félix Auger-Aliassime : Non, pas nécessairement pour me rassurer au fond de moi. J’ai une confiance en moi, mais c’est vrai que j’avais mentionné en début de semaine que je n’avais pas vraiment senti que ma saison était lancée. J’ai joué la United Cup pour me préparer à l’Open d’Australie, puis à l’Open d’Australie je n’ai pas terminé mon match. Au final, c’était un mal pour un bien puisque j’ai pu rentrer et mieux m’entraîner. Pour des raisons de santé en fin d’année, je n’avais pas eu beaucoup de temps pour m’entraîner et me préparer pour l’Open d’Australie.

On a vraiment pris le temps avec l’équipe. On avait presque deux semaines entre ma défaite en Australie et mon premier match ici, pour bien s’entraîner et se préparer physiquement. Cette semaine, j’ai enchaîné quatre bons matchs, donc je suis très satisfait et soulagé d’avoir défendu mon titre.

Un mot sur votre adversaire du jour, qui ne vous a pas laissé tranquille dans la deuxième manche.

Félix Auger-Aliassime : Je crains toujours Adrian, parce que quand on est aussi longtemps à un très haut niveau… À 37 ans, jouer toujours à ce niveau, ça veut dire qu’il y a beaucoup de qualité dans les coups. Peut-être qu’il bouge moins qu’avant, mais on l’a vu aussi avec Stan : quand ces joueurs-là sont concentrés et en forme, ils ont de la qualité dans la frappe et un très bon sens tactique.

Tu n’as concédé aucune balle de break. Est-ce que c’est dans tes jeux de service que tu as puisé ta confiance dans ce match ?

Félix Auger-Aliassime : Oui, c’est un très bon point. C’est quelque chose que j’essaie de mettre en place. Il y a quelques années, je mettais peut-être moins d’accent sur mon service, je le considérais moins comme une arme principale. Aujourd’hui, je sais que j’ai ce qu’il faut techniquement et physiquement pour être un très bon serveur, et je mets beaucoup plus d’emphase là-dessus à l’entraînement.

Ça me permet de gagner des matchs même quand, du fond du court, c’est un peu plus compliqué ou quand je ne trouve pas les solutions au retour. Je peux m’appuyer sur ma première balle et sur la précision de mon service pour avancer dans les sets.

En début de semaine, tu disais que ton calendrier idéal était axé sur les gros événements avec des plages de récupération entre les deux. Qu’est-ce qu’une bonne saison pour toi aujourd’hui ?

Félix Auger-Aliassime : C’est le cheminement normal d’une carrière de tennisman. J’ai gagné plusieurs titres en ATP 250, quelques ATP 500, mais je n’ai pas encore gagné de Masters 1000 ni de Grand Chelem. Dans la progression de ma carrière, j’espère gagner ces titres-là aussi.

J’espère aller de plus en plus loin en Grand Chelem de manière régulière. Ce n’est pas seulement une question de tennis, mais aussi de qualités physiques et de préparation. Le tennis est devenu un sport très explosif, il faut être extrêmement en forme pour les gros événements.

J’ai encore du travail à faire pour être régulier à très haut niveau. Une belle saison pour moi, ce serait un retour à Turin, parmi les huit meilleurs. J’y étais en 2022, mais j’ai mis trois ans à y retourner. Y aller deux années de suite serait une très belle chose.

Tu es très performant en indoor, avec 77 % de victoires depuis 2022, mais beaucoup moins en dur extérieur. Comment expliques-tu cette différence et quels points veux-tu améliorer ?

Félix Auger-Aliassime : Si on reste sur des raisons purement tennistiques, je pense que c’est surtout ma qualité de service qui descend en extérieur. Il y a le vent, le soleil, les conditions météo. En salle, je suis beaucoup plus régulier au service.

En extérieur, les balles rebondissent différemment, surtout quand il fait plus froid. J’ai bien joué dehors, sur toutes les surfaces, mais je veux aussi gagner partout. J’ai encore du travail à faire pour être aussi régulier que les meilleurs, quelle que soit la surface.

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