Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, les deux nouveaux patrons du tennis mondial, sont-ils intrinsèquement les deux meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport ? La réponse à cette question ne peut être binaire mais pour l’ancienne légende américaine Jim Courier, ils s’en rapprochent. C’est en substance ce qu’il a expliqué dans une interview accordée au podcast Tennis Insider Club.
« Au cours de l’année et demie écoulée, ils ont remporté tous les tournois du Grand Chelem. Ils peuvent jouer sur toutes les surfaces, ils sont jeunes et se déplacent incroyablement bien », a entamé le lauréat de quatre titres du Grand Chelem, louant les qualités des deux premiers mondiaux.
Alcaraz et Sinner face au Big Four : auraient-ils résisté ?
L’un des arguments évoqués régulièrement par les détracteurs d’Alcaraz et Sinner est le manque de densité de l’actuel top 10/top 20… Cet argument n’est pas dénué de sens, mais comment se seraient-ils alors débrouillés à la grande époque du Big Four (Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic et Andy Murray) ?
Pour Courier, la réponse est claire : « Je pense qu’ils auraient été compétitifs face au Big Four. Ils ont probablement grandi en les regardant et en copiant ce qu’ils faisaient. Jannik est très similaire à Novak dans sa façon de se déplacer et de jouer. Carlos est unique, il ne ressemble à personne : il a pris le meilleur de chacun », a-t-il détaillé.
Il y a tout juste une semaine, Carlos Alcaraz 🇪🇸 devenait, à 22 ans, le plus jeune joueur de l’histoire à réaliser le Grand Chelem en carrière. 🌟 pic.twitter.com/gaZcX8dYq1
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) February 8, 2026
Le tennis, un sport en perpétuelle évolution ?
« Le Roc » est ensuite revenu sur l’évolution du tennis au fil des générations : « Pendant la majeure partie de l’histoire du tennis, on pouvait être un grand joueur avec certaines faiblesses. À l’heure actuelle, Sinner et Alcaraz n’ont aucune faiblesse. Rafa a fini par ne plus avoir de faiblesses. Roger a changé de raquette à la fin de sa carrière, et son revers est devenu une arme, surtout contre Rafa.
Dans ma génération, même Sampras avait un côté où l’on pouvait jouer en sécurité, son revers. Cela n’existe plus. Il n’y a plus aucun endroit où l’on se sent en sécurité. Cela signifie que la technique devient encore plus importante. Quand le jeu est si rapide, il faut être offensif partout. C’est relativement nouveau », a-t-il conclu.