Le tournoi de Rotterdam est devenu le théâtre d’un règlement de comptes public entre les deux joueurs néerlandais. Le point de départ ? Les critiques de Tallon Griekspoor envers la fédération (KNLTB) et son refus de participer au match de Coupe Davis contre l’Inde le week-end dernier.
De Jong dénonce un manque de respect
Privée de ses leaders, l’équipe des Pays-Bas s’est inclinée (3-2) face à l’Inde, un revers marqué par la défaite de Jesper De Jong (86e mondial) contre un joueur classé au-delà de la 400e place. Très remonté, De Jong a fustigé l’attitude de son aîné :
-
Il accuse Griekspoor d’avoir dénigré ses coéquipiers en les qualifiant d’équipe faible.
-
Il a déploré le timing des critiques de Griekspoor, publiées juste avant le début de la compétition en Inde.
« Si quelqu’un traite ses coéquipiers comme ça, je n’ai pas besoin de le prendre dans mes bras », a-t-il lâché, précisant qu’il ne comptait plus adresser la parole au numéro 1 batave.
🚨 « C’EST CULOTTÉ DE LA PART DE QUELQU’UN QUI A PERDU FACE AU 500E MONDIAL » 😭
Grosse embrouille dans tennis néerlandais. 😬🇳🇱
La semaine dernière, les Pays-Bas ont été éliminés dès le premier tour de la Coupe Davis par l’Inde. Tallon Griekspoor, n°1 national, avait choisi de… pic.twitter.com/RfBksRmvJR
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) February 12, 2026
La réponse cinglante de Griekspoor
La réplique du 29e mondial ne s’est pas fait attendre. Après sa victoire contre Quentin Halys, Griekspoor a renvoyé son cadet à ses propres résultats :
Il a qualifié les propos de De Jong de « culottés » pour quelqu’un venant de perdre face au 500e mondial.
« S’il ose avoir une aussi grande gueule après sa performance du week-end, il devrait d’abord se regarder dans le miroir », a-t-il asséné.
Griekspoor a également critiqué le manque de franchise de De Jong, estimant qu’il aurait dû venir lui parler en face plutôt que par presse interposée.
Une fédération sous le feu des critiques
Malgré cette brouille personnelle, les deux joueurs s’accordent sur un point : la gestion de la fédération néerlandaise laisse à désirer. Griekspoor pointe notamment le manque d’écoute envers les joueurs de haut niveau et l’état déplorable des infrastructures nationales. Si Botic van de Zandschulp a apporté son soutien à Griekspoor, l’unité de l’équipe nationale semble aujourd’hui brisée.