« Le tennis était mon petit ami toxique » : Destanee Aiava dit stop

C’est un séisme de sincérité qui secoue le circuit WTA. L’Australienne Destanee Aiava, ancienne 147e mondiale, a officialisé sa décision de mettre un terme à sa carrière à l’issue de la saison 2026. Dans un message d’une rare intensité publié sur ses réseaux sociaux, la joueuse de 25 ans livre un réquisitoire sans concession contre une culture du tennis qu’elle juge toxique et hostile.
Destanee Aiava annonce prendre sa retraite, et elle fait avec la manière (Alamy) Destanee Aiava annonce prendre sa retraite, et elle fait avec la manière (Alamy)
Destanee Aiava annonce prendre sa retraite, et elle fait avec la manière (Alamy)

À 25 ans, Destanee Aiava a décidé de reprendre le contrôle de son destin. La joueuse australienne, qui fêtera ses 26 ans cette année, a annoncé que 2026 marquerait son ultime chapitre sur le circuit professionnel. Actuellement classée au-delà de la 300e place mondiale (321e), elle explique vouloir quitter un sport qui n’a cessé de peser sur sa santé mentale.

Un cri du cœur contre « l’establishment »

Plus qu’une simple annonce de retraite, le message d’Aiava est une dénonciation virulente des dérives du milieu :

  • Une culture hostile : Elle décrit un environnement « raciste, misogyne et homophobe » caché derrière les traditions et les tenues blanches.

  • La haine en ligne : La joueuse adresse un message cinglant aux parieurs et aux « trolls » des réseaux sociaux qui l’ont abreuvée d’insultes et de menaces de mort au fil des années.

  • Un sacrifice personnel : Elle évoque avoir perdu sa santé, son estime de soi et son lien avec sa famille au profit d’une carrière entamée dès l’âge de 5 ans.

 

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Un parcours marqué par la résilience

L’histoire de Destanee Aiava est celle d’une prodige qui a connu les sommets très jeune avant de sombrer dans la détresse psychologique. Victime de pensées suicidaires en 2022 et diagnostiquée d’un trouble de la personnalité borderline (TPL), elle était pourtant revenue à la compétition, atteignant le deuxième tour de l’Open d’Australie 2025.

Aujourd’hui, elle se dit prête à repartir de zéro, loin de la « misère » et de la comparaison constante. Pour la communauté des îles du Pacifique, dont elle est issue, elle reste une icône fière d’avoir ouvert des portes sur une scène qui, selon ses mots, « n’était pas construite pour nous ».

« Mon objectif ultime est de pouvoir me réveiller chaque jour et de dire sincèrement que j’aime ce que je fais. »

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