Daniil Medvedev jette à nouveau de l’huile sur le feu. En marge du tournoi de Dubaï, où il a remporté ce mardi son match du premier tour contre Stan Wawrinka, le joueur russe a évoqué l’idée, dans des propos relayés par Reuters, d’un nouveau système de classement qui ne prendrait en compte que les points gagnés dans les Masters 1000 et les Grands Chelems.
« C’est la seule façon de raccourcir le circuit, a expliqué le 11e joueur mondial, qui a récemment remporté le tournoi ATP 250 de Brisbane. Ça n’arrivera jamais parce qu’il y a des licences, et l’ATP n’aura pas assez d’argent pour toutes les racheter. C’est du business. Avec la manière dont est structuré le circuit actuellement, ça ne changera jamais. »
Medvedev critique le calendrier et la surcharge de matches
Les propos de l’ancien n°1 mondial ne sont pas dénués de sens. Depuis plusieurs mois, de nombreux joueurs ont critiqué, avec plus ou moins de véhémence, la surcharge du calendrier ATP. Pour lui, les plus petits tournois, entendez ici les ATP 500 et 250, ne devraient pas attribuer de points aux joueurs parce que ces derniers pourraient y laisser des plumes.
« Faites quatre tournois du Grand Chelem… 11 Masters, a-t-il dit. Les autres tournois, peut-être les organiser sans points. Tout le monde disait à Holger Rune après sa blessure à Stockholm : “Oui, mais tu n’es pas obligé de le jouer”, mais s’il veut être à Turin, il doit le faire, même si ce n’est pas un tournoi obligatoire ! »
L’ancien protégé de Gilles Cervara a expliqué par ailleurs que les joueurs étaient, dans une certaine mesure, soumis à une course aux points perpétuelle, notamment en fin de saison. « L’an dernier, j’ai joué sept tournois d’affilée, a-t-il commenté à nos confrères de Reuters. Est-ce que j’étais obligé ? Non. J’ai mal joué au début de l’année, alors je me suis dit : peut-être que je peux prendre 100 points ici, 200 là. S’il n’y avait pas de points, la décision serait plus facile. »
L’ATP avait déjà pris le pari des gros tournois
Depuis plusieurs mois, on retrouve le même son de cloche du côté de l’ATP, qui a annoncé en début d’année la création d’un nouveau Masters 1000 en Arabie saoudite. Une telle décision pourrait entraîner la suppression de quelques tournois ATP 250, comme celui de Montpellier, qui serait menacé au calendrier.