Tsitsipas cash sur l’Amérique du Sud : « Quand l’écart financier est grand, vous n’avez pas le choix »

Grand amateur de terre battue et triple vainqueur à Monte-Carlo, Stefanos Tsitsipas pourrait logiquement figurer sur la tournée sud-américaine. Pourtant, le Grec n’y a jamais participé. Il en a expliqué les raisons, sans langue de bois.
Stefanos Tsitsipas au tournoi ATP 500 de Doha (Tnani Badreddine/DeFodi Images/DeFodi via Getty Images) Stefanos Tsitsipas au tournoi ATP 500 de Doha (Tnani Badreddine/DeFodi Images/DeFodi via Getty Images)
Stefanos Tsitsipas au tournoi ATP 500 de Doha (Tnani Badreddine/DeFodi Images/DeFodi via Getty Images)

Alors qu’il traverse une période plus délicate sur le circuit, battu au premier tour du tournoi ATP 500 de Dubaï par Ugo Humbert (6-4, 7-5) et une sortie virtuelle du top 40, Stefanos Tsitsipas s’est exprimé sur un autre sujet : son absence constante sur la tournée sud-américaine.

Dans une interview accordée au média CLAY, réalisée en Australie, l’ancien n°3 mondial a expliqué pourquoi il n’a jamais disputé les tournois de Buenos Aires, Rio de Janeiro ou Santiago.

« Je n’ai jamais reçu de propositions intéressantes pour aller là-bas ; quand l’écart financier est important, vous n’avez vraiment pas d’autre choix que de rester sur ce qui soutient votre carrière », confie le Grec.

Le finaliste de Roland-Garros 2021 assume totalement cette logique économique : « Pour être direct et honnête : d’un point de vue financier, il est compréhensible que je choisisse d’autres destinations plutôt que l’Amérique du Sud. Tous les joueurs choisissent leurs tournois en fonction des garanties également. C’est comme ça que fonctionne le tennis. »

La tournée sud-américaine est souvent délaissée par les meilleurs joueurs. Les tournois sur terre battue, comme l’ATP 500 de Rio, sont parmi les tableaux les moins relevés de la saison.

Le poids des garanties financières

Stefanos Tsitsipas insiste : les conditions proposées ailleurs font la différence : « L’Amérique du Sud ne m’a jamais proposé de deal suffisamment intéressant pour que je puisse y réfléchir sérieusement. Le Moyen-Orient a toujours été beaucoup plus intéressant en termes de primes de participation. La tournée européenne a également offert de solides garanties financières. Cela fait une vraie différence. »

Un constat pragmatique, qui n’efface pas pour autant son attrait pour le continent selon ses mots.

« Il y a cette passion en Amérique du Sud que je mets parfois de côté, mais quand l’écart financier est important, vous n’avez vraiment pas le choix et devez vous concentrer sur ce qui soutient votre carrière. J’aimerais beaucoup y jouer. C’est toujours mon rêve de visiter l’Amérique du Sud », a-t-il conclu.

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