Après cinq défaites consécutives depuis l’Open d’Australie, Elsa Jacquemot a mis fin à l’hémorragie. Au premier tour du WTA 1000 de Miami, ce mardi, la Française est ressortie vainqueure d’un duel compliqué face à la Tchèque Darja Vidmanova (6-7 [5], 7-5, 7-5).
Quelques heures après la rencontre, la 62e mondiale est revenue sur la partie au micro de nos confrères de L’Équipe. Elle s’est d’abord dite heureuse d’enfin remporter un match, après presque deux mois de disette. « On ne se rend pas compte, mais maintenant les matches sont super durs d’entrée, indique la joueuse de 22 ans. Donc on peut avoir des périodes où on perd pas mal de matches au premier tour. Et ce n’est pas évident pour la confiance, parce que c’est un cercle assez vicieux où tu t’entraînes dur, mais tu perds, ça ne se joue pas à grand-chose. Ce match, j’aurais très bien pu le perdre et faire encore une sixième défaite d’entrée. Mais je pense qu’il ne faut vraiment pas paniquer. »
« Ça s’est vraiment joué au mental »
La Lyonnaise aurait très bien pu « péter un câble et le perdre en deux sets », comme elle l’a raconté au quotidien français. Sauf que depuis quelques mois, Elsa Jacquemot travaille sur l’aspect mental, elle qui a souvent eu du mal à garder ses nerfs, à l’image de son excès de colère envers son coach à l’Open d’Australie.
« Je pense que mon travail porte ses fruits, poursuit-elle. Je ne dis pas que c’est parce que je travaille mentalement que j’ai gagné ce match, mais je pense que ça aide, parce que c’est un processus. Et j’y crois vraiment, en me disant que plus tu mets des choses en place pour ton projet, plus ça va t’amener des victoires. Bosser dur, au bout d’un moment, ça paie. »
Après avoir perdu la première manche, la Française a réussi à se remobiliser pour aller finalement chercher, pour la première fois de sa carrière, un deuxième tour en WTA 1000. « Le maître mot, c’est que je me suis battue, conclut-elle. Je suis vraiment fière de ça, parce que ça n’a pas été évident. C’était un gros match. Je suis contente de m’en être sortie, parce que ça s’est vraiment joué au mental. »