Arthur Fils s’est incliné face à Jiri Lehecka (6-2, 6-2) en demi-finale du Masters 1000, mais le Français a tout de même atteint la première demi-finale de sa carrière dans cette catégorie de tournoi.
En conférence de presse, le Français retenait le positif malgré la déception de la défaite et évoquait sa progression, son travail avec son équipe et ses axes d’amélioration.
« C’est un super tournoi malgré la défaite »
Arthur Fils a d’abord dressé un bilan global très positif de sa semaine : « Ça a été un super tournoi. Bien sûr, il y a eu beaucoup de bonnes choses qui se sont passées. Je suis forcément un peu déçu par la défaite aujourd’hui. J’aurais pu faire mieux. Mais il y a quand même beaucoup de choses positives. »
Face à Jiri Lehecka, il reconnaît avoir été dominé : « Il a fait un très, très grand match aujourd’hui. C’est un très très bon joueur. Les conditions étaient complètement différentes de Doha. Le court était plus rapide. Il a joué de très bons coups, il a très bien servi et c’était difficile pour moi de trouver le rythme aujourd’hui. J’étais un peu en dessous. »
Arthur Fils rappelle que ce genre de match fait partie de l’apprentissage au plus haut niveau : « Il y a des jours où ça arrive. Bien sûr, j’aurais préféré que ça n’arrive pas aujourd’hui, mais ça fait partie du parcours. »
Il insiste surtout sur la progression réalisée ces derniers mois : « Si on m’avait dit il y a quatre mois que je ferais ma première demi-finale en Masters 1000 ici, j’aurais signé tout de suite. C’est sûr. Ça a été un parcours difficile, donc je dois voir le positif. Je suis très content de ce qu’on a fait avec l’équipe ces derniers mois. »
« Je dois trouver un moyen de gagner même quand je ne joue pas bien »
Le Français a identifié son principal axe de progression pour franchir un nouveau cap : « Maintenant, je dois trouver des solutions pour que, même quand je ne joue pas très bien, je trouve un moyen de gagner ou au moins de rendre le match très difficile pour l’adversaire et ne pas perdre trop vite. »
Un processus qui prendra du temps : « Je pense que c’est un long processus. Ça va venir semaine après semaine. Je dois jouer plus de quarts de finale, plus de demi-finales, plus de finales pour trouver cet équilibre. Ce n’est pas facile, mais je vais le trouver, c’est sûr. »
« Ce n’est pas physique, c’est mental »
Après son gros combat au tour précédent, la question de la fatigue s’est posée, mais Arthur Fils a tenu à clarifier les choses : « Ce n’est pas de la fatigue physique, c’est plus mental. Physiquement, je me sens très bien. Si vous me mettez sur un tapis de course, je peux courir pendant six heures. Ce n’est pas un problème. »
Le vrai défi est ailleurs : « Mentalement, je dois trouver quelque chose pour m’aider à donner plus dans ce genre de matchs importants, en demi-finale, en quart ou en finale, quand je dois donner un petit plus. C’est ça que je dois trouver. »
Freiné par les blessures ces derniers mois, Arthur Fils estime être en train de relancer sa carrière : « Oui, je pense que c’est un nouveau départ. Les huit mois ont été longs, mais depuis un mois et demi, on fait du très bon travail. Donc oui, c’est un nouveau départ. »
Le Français va désormais se tourner vers la saison sur terre battue, avec notamment la suite de sa collaboration avec Goran Ivanisevic pendant la tournée européenne.
Une nouvelle étape dans la progression d’un joueur qui confirme, semaine après semaine, qu’il se rapproche du très haut niveau.