En dominant Arthur Fils, Jannik Sinner a validé sa première finale à Madrid… et se rapproche d’un exploit inédit : un cinquième Masters 1000 consécutif.
Mais fidèle à lui-même, le n°1 mondial refuse de s’emballer. Il préfère savourer l’instant présent : « Je suis heureux pour aujourd’hui. Demain est un jour de repos, et je ne pense pas trop à la finale. »
S’il reconnaît l’importance du moment, il garde la tête froide : « Bien sûr, je suis très heureux de jouer ma première finale ici, ça compte beaucoup pour moi. Quoi qu’il arrive dimanche, ça a déjà été un très grand tournoi. »
Opposé à un Arthur Fils en pleine confiance, invaincu sur terre cette saison avant cette demi-finale, Sinner a tenu à souligner le niveau du Français : « Il joue un tennis incroyable, surtout sur cette surface. C’est un joueur très physique. Chaque match est différent, chaque situation est différente. »
22 victoires consécutives
27 en Masters 1000
13e finale en Masters 1000, 5e d’affilée
28 victoires de suite face aux Français
350e succès en carrièreJannik Sinner est INJOUABLE. 🇮🇹 pic.twitter.com/CvXWAV07Kw
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) May 1, 2026
Une arme en progression : la variation
Très efficace dans les moments clés, Sinner a notamment utilisé à bon escient l’amortie, devenue une composante importante de son jeu.
Il explique cette évolution : « C’est une partie de mon jeu que j’essaie d’améliorer. »
Dans des conditions rapides comme à Madrid, l’exercice reste délicat : « Ici, c’est un peu plus difficile parce que la balle fuse davantage. »
Mais il se montre satisfait de son utilisation : « Pour l’instant, je suis très content de la façon dont je l’utilise. »
Tout en gardant une forme d’humilité, notamment en référence à Carlos Alcaraz : « Je ne suis clairement pas à son niveau dans ce domaine. »
Le mental comme fil conducteur
Dans les moments importants, Sinner continue de faire la différence. Interrogé sur sa gestion des points clés, l’Italien met en avant une approche instinctive : « J’aime jouer avec mon ressenti dans ces moments-là. Je préfère tenter ma chance et rater, plutôt que d’attendre la faute de l’adversaire. »
Une philosophie offensive qui s’impose comme l’une de ses marques de fabrique.
Une gestion de l’effort sous contrôle
Après plusieurs semaines intenses, Sinner enchaîne les performances au plus haut niveau.
Une fatigue qu’il reconnaît… mais qu’il gère : « J’ai beaucoup joué ces dernières semaines, en allant très loin dans les tournois. »
Il souligne toutefois l’énergie que procurent ces grands rendez-vous : « Quand vous jouez des demi-finales ou des finales, il y a aussi de l’adrénaline qui vous pousse. »
Et insiste sur l’importance de la récupération : « J’essaie de récupérer au maximum, surtout avec le sommeil. »
Souvent confronté à des ambiances favorables à ses adversaires, Sinner adopte une vision sereine : « Je suis simplement heureux de faire partie du match. Les gens ne sont pas contre vous, ils veulent juste voir plus de tennis. »