Dernier grand rendez-vous avant Roland-Garros 2026, le Masters 1000 de Rome (6-17 mai) est le dernier tournoi ATP majeur dans la saison sur terre battue. Pour certains, il s’agira de préserver un capital points précieux acquis l’an passé.
Pour d’autres, l’opportunité est idéale pour grimper au classement en profitant d’un tableau ouvert ou d’un statut favorable. Décryptage des principaux enjeux.
Les plus gros points à défendre
Le cas le plus marquant est celui de Carlos Alcaraz, tenant du titre avec 1000 points à défendre. L’Espagnol, actuellement blessé et déjà forfait pour Roland-Garros, va automatiquement perdre ce capital, ce qui l’éloigne de la place de n°1 mondial.
Derrière lui, Jannik Sinner défendra ses 650 points de finaliste à domicile.
Les demi-finalistes de l’an passé, Tommy Paul et Lorenzo Musetti, ont également beaucoup à perdre (400 points chacun). L’Américain pourrait sortir du top 20 en cas de contre-performance. L’Italien, lui, pourrait quitter le top 10, d’autant qu’il revient progressivement d’une blessure.
Plus bas dans le tableau, plusieurs quarts de finalistes devront défendre 200 points : Jack Draper, forfait cette année, va les perdre et quitter le top 50. Hubert Hurkacz est lui aussi en danger : sans ces points, il recule virtuellement à la 74e place mondiale.
Enfin, Alexander Zverev et Casper Ruud complètent cette liste avec 200 points à défendre.
Les plus gros points à gagner
Malgré ses 650 points à défendre, Jannik Sinner reste le grand favori. Vainqueur des cinq derniers Masters 1000, l’Italien peut viser les 1000 points du titre et réaliser une opération positive de +350 points.
Le cas de Novak Djokovic est également intéressant. Absent l’an dernier, le Serbe revient à la compétition sans aucun point à défendre. S’il retrouve rapidement son niveau, il pourrait engranger un maximum de points dès ce tournoi.
Même situation pour Felix Auger-Aliassime, actuel n°5 mondial, qui n’avait pas participé à l’édition précédente. Une belle performance à Rome pourrait encore renforcer sa position.
Même logique pour Ben Shelton, actuel n°6 mondial, qui n’avait gagné aucun match à Rome l’an dernier. Récent vainqueur à Munich, il reste toutefois une inconnue sur cette terre battue.
Du côté des prétendants, Alexander Zverev, meilleur joueur de la saison derrière Sinner et Alcaraz, peut clairement améliorer son total après son quart de finale en 2025.
Plus incertain, le cas d’Arthur Fils. Quatrième à la Race et très performant depuis son retour de blessure, le Français avait atteint les huitièmes de finale l’an passé (100 points).
Mais un possible affrontement précoce avec Sinner à ce même stade de la compétition pourrait freiner ses ambitions. En effet, le Français est tombé dans la même partie de tableau que le n°1 mondial.
Enfin, les jeunes talents seront à surveiller de près. João Fonseca, Rafael Jodar et Alexander Blockx n’ont aucun point à défendre et pourraient réaliser une progression significative.
Une belle semaine à Rome pourrait même leur permettre d’obtenir un statut de tête de série pour Roland-Garros, voire mieux.