La frustration était immense pour Alexander Zverev après son énorme désillusion au Masters 1000 de Rome.
Le n°3 mondial, qui menait 6-1, 5-3 contre Luciano Darderi, a finalement laissé filer la rencontre malgré quatre balles de match, avant de s’incliner 1-6, 7-6, 6-0 dans une ambiance complètement folle.
Et en zone mixte, l’Allemand n’a pas caché sa colère, notamment envers les conditions de jeu.
Très agacé après la rencontre, Zverev a livré des propos extrêmement durs sur la qualité du terrain : « Honnêtement, je pense que c’est le pire court sur lequel j’ai joué de toute ma vie. Juniors, professionnels, Futures, entraînements… je n’ai jamais joué sur un court d’une qualité aussi mauvaise. »
L’Allemand a notamment pointé plusieurs faux rebonds qui, selon lui, ont eu un impact direct sur le match : « J’ai une balle de match et la balle rebondit au-dessus de ma tête. J’ai une balle de break et la balle roule. »
« J’aurais dû gagner en deux sets »
Malgré ses critiques envers le court et le vent, Zverev a tout de même reconnu avoir laissé échapper le match lui-même : « J’aurais dû gagner ce match en deux sets. Le troisième set a tourné à son avantage. Après ça, il a joué un tennis incroyable. »
Après sa lourde finale perdue contre Jannik Sinner à Madrid, Zverev a reconnu être arrivé fatigué à Rome : « Je me sens fatigué. Que ce soit lié à la maladie ou simplement au fait d’avoir beaucoup joué ces dernières semaines… ça fait partie des raisons. »
L’Allemand avait déjà expliqué après Madrid avoir souffert physiquement après l’enchaînement des matchs et les horaires tardifs du tournoi espagnol.
Cette élimination précoce pourrait toutefois avoir un avantage à l’approche de Roland-Garros : « Peut-être que c’est une bénédiction dans un mauvais moment. Je peux me reposer, récupérer et être prêt à 100 % pour Roland-Garros. »
Interrogé enfin sur les chances du reste du circuit face à Jannik Sinner, désormais ultra-favori en l’absence de Carlos Alcaraz, Zverev a livré une réponse forte : « Je dois croire que je suis capable de le battre. Sinon, autant lui donner directement le trophée sans jouer le tournoi. »