Première Française qualifiée pour le deuxième tour de Roland-Garros 2026, Elsa Jacquemot a parfaitement lancé sa quinzaine parisienne. La Lyonnaise de 22 ans s’est imposée face à Linda Fruhvirtova (6-4, 6-3) dans une ambiance électrique sur les courts annexes de la Porte d’Auteuil.
Une victoire importante pour la Française, qui traversait une période compliquée depuis le début de saison. Mais désormais, un immense défi l’attend : un duel face à la n°1 mondiale Aryna Sabalenka.
Elsa Jacquemot retrouve enfin le sourire
Après plusieurs mois difficiles, Elsa Jacquemot a savouré ce succès obtenu devant le public français. Une victoire qu’elle considère avant tout comme le fruit du travail accompli ces derniers mois : « C’est vrai que c’était une période qui n’était pas simple pour moi et ça me fait vraiment plaisir de retrouver la victoire ici à la maison. En plus, je fais un très bon match. »
Malgré le retour de son adversaire dans la deuxième manche et une fin de rencontre physiquement éprouvante sous la chaleur parisienne, la Française a su rester solide mentalement : « Je finis par gagner ce match parce que je me suis battue jusqu’au bout. Le public a été juste incroyable. »
Très soutenue tout au long de la rencontre, Jacquemot a d’ailleurs longuement insisté sur l’importance du public dans sa victoire : « Le public m’a vraiment poussée. Je suis quelqu’un qui adore être encouragée. On est en France, je suis française donc c’est sympa de jouer dans des conditions comme ça. »
« Je suis sûre d’avoir mes chances contre Sabalenka »
Mais désormais, le décor change complètement. Au deuxième tour, Elsa Jacquemot va affronter Aryna Sabalenka, actuelle n°1 mondiale et favorite du tournoi.
Un défi immense sur le papier, que la Française assume totalement : « Sur le papier, elle est beaucoup plus forte que moi. Elle a de meilleurs résultats et c’est quelque chose de vraiment inspirant. »
Pour autant, la joueuse tricolore refuse d’aborder ce match en victime résignée. Bien au contraire : « Ça reste une humaine, ça reste une joueuse. Moi, je joue aussi pour ce sport pour jouer des joueuses comme ça. »
Puis, Jacquemot a affiché une vraie confiance avant ce choc face à la Biélorusse : « Même si sur le papier je suis moins forte, moi je crois que j’ai mes chances et j’en suis sûre. Donc je vais me donner les moyens de gagner ce match. »
« J’ai ma place en Grand Chelem »
Cette victoire confirme aussi une certaine régularité d’Elsa Jacquemot dans les tournois du Grand Chelem. La Française reste désormais sur cinq premiers tours remportés consécutivement en Majeur.
Un chiffre qui traduit une forme de stabilité nouvelle dans son jeu et dans son approche mentale : « En Grand Chelem, je me sens bien, je me sens à l’aise, je sais que j’ai ma place. »
Consciente du niveau extrêmement dense du tennis féminin actuel, Jacquemot refuse toutefois de tirer des conclusions trop rapides sur les résultats des autres Françaises, alors que seulement deux joueuses tricolores ont réussi à passer le premier tour : « Ça ne veut pas dire que le tennis féminin français est mauvais. On joue quand même dans des gros tournois avec des adversaires qui jouent très bien. »