Ce Roland-Garros 2026, fait de soubresauts, nous aura réservé bien des surprises, et la finale (femmes), désormais connue, ne fait vraiment pas exception.
D’un côté du filet : Mirra Andreeva, 8e joueuse mondiale, s’apprête à disputer sa toute première finale en Grand Chelem à 19 ans, et même si cela est bien logique au regard du niveau affiché durant sa campagne parisienne, peu nombreux sont ceux qui l’avaient imaginé atteindre ce stade avant le début du tournoi, avant évidemment que les principales favorites chutent une à une.
De l’autre côté du filet : Maja Chwalinska, qui pointe à ce jour aussi loin que la 114e place mondiale, s’est qualifiée en finale après s’être extirpée des qualifications en faisant tomber, tour après tour, les joueuses de classe mondiale.
Elle est d’ailleurs devenue la deuxième joueuse issue des qualifications à se qualifier en finale d’un tournoi du Grand Chelem après Emma Raducanu à l’US Open 2021, laquelle avait bien sûr remporté le tournoi cette année-là.
Pour ces raisons et simplement pour l’émerveillement que ces joueuses ont suscité chez tous les amateurs de tennis durant toute la quinzaine, il y a fort à parier que cette finale offrira un spectacle de très bon aloi.
Infos pratiques sur la finale Andreeva – Chwalinska :
- Date : Samedi 6 juin 2026
- Heure : À partir de 15h00
- Diffuseurs : France TV et Prime Video
- Prize money : 2 800 000 € pour la vainqueure et 1 400 000 € pour la finaliste
Analyse de la finale
Mirra Andreeva, bien souvent sujette ces derniers mois à des fragilités mentales pénalisant l’immense qualité de son panel tennistique, semble s’être trouvée. Sereine et sûre de ses forces, la Russe de 19 ans apparaît aujourd’hui avec la maturité que réclame forcément la quête d’un sacre en Grand Chelem aussi exigeant que celui de la Porte d’Auteuil.
Dans un Roland-Garros 2026 où les principales têtes de série se sont peu à peu prises les pieds dans le tapis, la native de Krasnoïarsk, elle, n’a pas tremblé et c’est le moins que l’on puisse dire puisque pour se hisser à la dernière marche du graal, elle n’a perdu qu’un seul petit set (au deuxième tour face à l’Espagnole Marina Bassols Ribera), mettant un terme de façon expéditive aux minces espoirs de tous ses adversaires.
Plus impressionnant encore, au-delà de ce petit set, Andreeva n’a jamais encaissé plus de 4 jeux au sein d’un même set durant tout le tournoi. S’en tenir là pourrait suffire, de façon rationnelle, à déclarer la huitième joueuse mondiale comme championne avant l’heure, mais le tennis n’est vraiment pas un sport rationnel, et cette édition 2026 l’a bien prouvé.
Ce qui impressionne surtout, c’est la justesse tactique dont a fait preuve Andreeva, dans la continuité de sa finale atteinte au Masters 1000 de Madrid, alliant à la perfection les attaques éclairs et les phases défensives impressionnantes.
Quid de la 114e mondiale ? A-t-elle ses chances ?
Maja Chwalinska, elle, a fait ce que jamais aucune joueuse n’avait réalisé dans le Grand Chelem parisien : se qualifier en finale en venant de la phase préliminaire des qualifications. Globalement méconnue du grand public avant le tournoi, la Polonaise a fait une entrée en grande pompe dans le grand monde, désossant ses adversaires une à une.
Pour se hisser en finale, elle a donc enchaîné neuf victoires consécutives, en ne lâchant, comme Andreeva, qu’un seul petit set (au troisième tour face à Maria Sakkari).
🥹 L’émotion de Maja Chwalinska 🇵🇱 après avoir atteint la finale de #RolandGarros
Rendez-vous compte : à 24 ans, la Polonaise disputait le tableau principal pour la PREMIÈRE FOIS. 🤯
Avant cette quinzaine :
❌ Seulement 2 victoires sur terre battue sur le circuit principal
❌…— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) June 4, 2026
Malgré l’enchaînement des matchs et le peu d’expérience de la Polonaise à ce niveau (un deuxième tour à Wimbledon 2022 comme meilleur résultat en Grand Chelem avant cela), Chwalinska semble avoir fait cela toute sa vie. Au matin du match le plus important de sa vie, la joueuse de 24 ans affiche une fraîcheur physique à peine croyable.
Tout au long de sa campagne parisienne, la native de Miechów a écoeuré ses adversaires dans sa capacité à tenir les longs échanges du fond du court. Mais Chwalinska sait également varier avec quelques amortis bien distillés ou casser le jeu avec des balles hautes et bombées. En clair : Maja Chwalinska sait vraiment tout faire et, pour le moment, en toutes circonstances.
Alors forcément, Andreeva bénéficie de l’avantage d’avoir passé moins de temps sur les courts que son adversaire et d’une régularité en Grand Chelem au cours de sa jeune carrière forcément à son avantage.
Mais la Russe n’a encore jamais connu un si grand rendez-vous, et la Polonaise n’a pas l’air vraiment inquiète des statistiques et des statuts. Pour cela et parce que tout semble tourner en sa faveur, sa folle histoire parisienne n’est peut-être pas terminée.
Quoi qu’il en soit, ce choc entre Mirra Andreeva et Maja Chwalinska s’annonce passionnant et promet, déjà, le début d’une postérité exceptionnelle pour ces deux joueuses.
Mirra Andreeva avant sa finale à #RolandGarros
Wish me (souhaitez-moi)…
Bon chance
Très bon match
Très bon performance
Service très très rapide— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) June 4, 2026