Alexander Zverev après son sacre à Roland-Garros : « Maintenant, personne ne pourra jamais m’enlever ça »

Vainqueur de son premier titre du Grand Chelem à Roland-Garros, Alexander Zverev est revenu sur son émotion, ses doutes passés et le soulagement d’avoir enfin décroché le trophée qu’il poursuivait depuis des années.
Alexander Zverev s'est imposé en finale de Roland-Garros (Clive Brunskill/Getty Images) Alexander Zverev s'est imposé en finale de Roland-Garros (Clive Brunskill/Getty Images)
Alexander Zverev s'est imposé en finale de Roland-Garros (Clive Brunskill/Getty Images)

Après trois finales perdues en Grand Chelem, Alexander Zverev a remporté dimanche le premier Majeur de sa carrière en dominant Flavio Cobolli au terme d’une finale intense (6-1, 4-6, 6-4, 6-7, 6-1).

Quelques minutes après avoir soulevé la Coupe des Mousquetaires, l’Allemand avait encore du mal à réaliser ce qui venait de se produire : « Je suis simplement heureux d’être assis à côté de ce magnifique trophée pour la première fois. »

Depuis plusieurs saisons, Zverev évoluait avec un poids considérable sur les épaules selon lui. Malgré ses succès en Masters 1000, ses titres aux ATP Finals et sa place parmi les meilleurs joueurs du monde, une question revenait sans cesse : allait-il un jour gagner un Grand Chelem ?

Cette victoire change tout à ses yeux : « Peu importe ce qui arrivera désormais, je serai toujours un champion en Grand Chelem et personne ne pourra m’enlever ça. »

L’Allemand a reconnu que cette finale représentait un moment charnière de sa carrière : « Si j’avais perdu celle-ci, ma confiance aurait beaucoup chuté. »

Au contraire, ce succès lui ouvre désormais de nouvelles perspectives : « Maintenant que je l’ai gagnée, j’ai le sentiment que je peux recommencer. »

Des crampes… surtout mentales

Alors qu’il semblait maîtriser la rencontre, Zverev a vu Cobolli revenir dans le quatrième set avant d’être poussé dans une cinquième manche décisive.

Un passage durant lequel il a souffert de crampes.Mais selon lui, le problème n’était pas réellement physique : « Je pense que les crampes étaient davantage mentales que physiques. »

Le n°3 mondial s’est senti submergé par l’enjeu : « J’étais très tendu. J’étais très émotif. »

Paradoxalement, ces difficultés lui ont permis de retrouver son tennis : « Je pense que les crampes m’ont aidé. Elles m’ont obligé à lâcher prise. »

Une fois libéré de cette pression, son jeu est redevenu beaucoup plus agressif : « J’ai commencé à frapper mes coups plus librement et plus fort. »

Les fantômes de Roland-Garros vaincus

Lorsque la balle de match est tombée dans le court, Zverev s’est immédiatement écroulé sur la terre battue parisienne : « Je n’ai pas cru immédiatement que j’avais gagné. Quand j’ai vu mon père lever les bras, c’est là que j’ai compris que j’avais gagné. »

Les émotions ont alors tout submergé : « Tous les sentiments sont sortis d’un coup. »

Sur ce même court, Zverev avait vécu certaines des plus grandes douleurs de sa carrière.

Il y avait eu cette terrible blessure à la cheville en demi-finale en 2022 face à Rafael Nadal, lorsqu’il avait quitté le court en fauteuil roulant sans savoir s’il pourrait retrouver son niveau.

Il y avait également eu la finale perdue en 2024 contre Carlos Alcaraz : « Tous ces souvenirs sont encore là. Ils ne disparaîtront jamais. »

Mais désormais, un autre souvenir domine tous les autres : « Celui-ci les dépasse tous. »

L’une des évolutions les plus marquantes du Zverev version 2026 concerne son service.

Longtemps considéré comme son point faible dans les moments importants, notamment lors de sa finale perdue à l’US Open 2020 contre Dominic Thiem, ce coup est devenu une arme majeure : « J’ai perdu la finale de l’US Open 2020 à cause de ce coup. »

Depuis, le travail a été colossal : « J’ai passé énormément d’heures à travailler mon service. »

Et cette quinzaine parisienne en a été la parfaite illustration : « C’est ce coup qui m’a aidé à remporter ce trophée. »

« L’année dernière était l’un des moments les plus difficiles de ma carrière »

Après Wimbledon 2025, l’Allemand s’était présenté en conférence de presse profondément touché, évoquant un sentiment de vide et de frustration : « L’année dernière a été l’un des moments les plus difficiles de ma carrière. »

Les blessures s’étaient accumulées et les résultats n’étaient plus au rendez-vous : « Je ne jouais pas bien. J’avais beaucoup de problèmes physiques. »

Le déclic est arrivé à l’automne, notamment lors du tournoi de Vienne.

Depuis, son niveau est revenu jusqu’à cette consécration parisienne : « Cette année est l’un des moments les plus heureux de ma carrière. »

Au moment d’évoquer une éventuelle dédicace, Zverev n’a cité aucun nom en particulier.

Pour lui, ce trophée est avant tout une récompense collective « C’est vraiment un effort de famille et d’équipe. »

L’Allemand travaille avec les mêmes personnes depuis plus d’une décennie : « J’ai le même préparateur physique depuis douze ans. »

Une fidélité rare dans le tennis moderne : « Tout le monde mérite ce trophée autant que moi. »

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