Après avoir décroché le premier titre du Grand Chelem de sa carrière à Roland-Garros, Alexander Zverev n’a pas l’intention de s’arrêter là.
De retour en Allemagne quelques jours après son triomphe parisien, l’Allemand s’est confié dans un entretien exclusif accordé à Eurosport Allemagne. Libéré d’un poids immense après avoir soulevé la Coupe des Mousquetaires, le nouveau champion de Roland-Garros a déjà les yeux tournés vers son prochain défi.
Et celui-ci est clair : « J’ai encore un objectif que je n’ai pas atteint : devenir numéro un mondial. »
À 29 ans, Zverev possède désormais un palmarès impressionnant : champion olympique, double vainqueur du Masters, multiple lauréat en Masters 1000 et désormais champion en Grand Chelem.
Pourtant, il lui manque encore une ligne à son CV : « J’espère que quelque chose s’est débloqué et que je pourrai continuer sur cette lancée. »
Puis il poursuit : « J’ai encore un objectif que je n’ai pas atteint : la place de numéro un mondial. Cela me ferait plaisir de l’atteindre, ne serait-ce qu’une semaine. »
« Je veux continuer à travailler sur mes rêves »
Le sacre parisien n’est donc pas perçu comme un aboutissement définitif, mais comme une étape : « J’ai encore beaucoup de choses devant moi que je peux accomplir. »
L’Allemand rappelle qu’il n’a remporté qu’un des quatre tournois du Grand Chelem : « Je n’ai gagné qu’un seul des quatre Grands Chelems. Je veux continuer à travailler sur mes rêves. »
Cette nouvelle liberté mentale pourrait notamment porter ses fruits sur gazon.
Éliminé dès le premier tour à Wimbledon l’an passé, Zverev n’a pratiquement aucun point à défendre lors de la prochaine édition. À l’inverse, Jannik Sinner remettra en jeu les 2 000 points de son titre londonien.
L’Allemand, lui, arrivera à Londres avec un statut inédit : celui de champion en Grand Chelem : « Une victoire en Grand Chelem aide toujours. Je suis en meilleure forme que l’année dernière et je pense pouvoir faire quelque chose à Wimbledon. »
Un parcours jusqu’en finale pourrait lui permettre de réduire considérablement l’écart avec ses rivaux au classement ATP.
Même si Jannik Sinner conserve encore une avance importante au sommet de la hiérarchie mondiale.
« Je me suis menti à moi-même »
Au cours de cet entretien, Zverev est également revenu sur la pression monumentale qu’il a ressentie durant la deuxième semaine parisienne.
Après les éliminations précoces de plusieurs favoris, il s’était retrouvé dans la position inconfortable d’homme à battre : « C’était une semaine incroyablement stressante. »
Il reconnaît avoir tenté de minimiser cet enjeu : « Je me suis menti à moi-même. Je me répétais sans cesse : « Tu joues simplement le prochain match, c’est la seule chose que tu peux contrôler. » »
Avant de finalement réussir à s’en convaincre : « À partir des quarts de finale, j’ai commencé à y croire. J’ai joué chaque match comme si c’était le dernier. »
Enfin, interrogé sur son choix de conserver son père comme entraîneur malgré les nombreuses critiques reçues au fil des années, Zverev a défendu la stabilité de son équipe : « Nous avons tout accompli ensemble. C’est trop facile de dire qu’il faut changer d’entraîneur dès que quelque chose ne fonctionne pas. Parfois, il faut aussi chercher la faute chez soi et rester réaliste. »