Iga Swiatek reste très prudente avant Wimbledon : « Je garde des attentes très basses »

Tenante du titre à Wimbledon, Iga Swiatek aborde cette édition avec beaucoup de prudence après un début de saison compliqué. La Polonaise évoque sa confiance, son travail mental et son rapport particulier au gazon.
Iga Swiatek et Francisco Roig à l'entraînement avant Wimbledon 2026 (Matthew Stockman/Getty Images) Iga Swiatek et Francisco Roig à l'entraînement avant Wimbledon 2026 (Matthew Stockman/Getty Images)
Iga Swiatek et Francisco Roig à l'entraînement avant Wimbledon 2026 (Matthew Stockman/Getty Images)

Sacrée pour la première fois à Wimbledon en 2025 après une finale historique remportée 6-0, 6-0 contre Amanda Anisimova, Iga Swiatek revient à Londres avec un statut inédit.

Pourtant, la Polonaise assure aborder cette quinzaine avec beaucoup moins de certitudes qu’il y a un an.

La n°5 mondiale traverse une saison délicate. Toujours sans finale en 2026, seulement 11e à la Race, elle reste également sur une élimination dès les huitièmes de finale de Roland-Garros face à Marta Kostyuk.

Un contexte qui l’incite à faire preuve d’humilité avant de défendre son titre.

« Je garde des attentes très basses »

Si beaucoup la considèrent naturellement comme l’une des favorites, Swiatek préfère tempérer : « Je sens que je pars d’une position totalement différente. »

La Polonaise qui arrive sans succès sur gazon après sa défaite au premier tour contre Emma Navarro à Bad Homburg estime ne pas retrouver les mêmes sensations que l’an dernier : « Le tournoi de Bad Homburg ne m’a pas vraiment permis de trouver le rythme que j’avais l’année dernière. »

Elle refuse donc de s’appuyer uniquement sur son titre de 2025 : « Ce n’est pas parce que j’ai gagné ici l’an dernier que tout sera plus facile cette fois. »

Son objectif est avant tout de construire progressivement son tournoi : « Je garde des attentes très basses. Je dois jouer des matchs et retrouver mon niveau petit à petit. »

Le souvenir d’une quinzaine parfaite : « Mon rêve est devenu réalité »

En revoyant ses matchs de l’an dernier, Swiatek identifie surtout une immense confiance mentale : « Je me souviens que tout était complètement différent. Ma préparation aussi. »

Plus encore que son tennis, c’est son état d’esprit qui lui avait permis de soulever le trophée : « J’avais énormément de calme et une grande confiance dans mes coups. »

Elle n’avait alors qu’une seule idée en tête : « J’étais totalement concentrée sur mon objectif. Je n’avais aucun doute. »

Selon elle, c’est souvent ce qui fait la différence au plus haut niveau : « Beaucoup de joueuses ont le niveau pour gagner un Grand Chelem. Au final, tout se joue surtout sur le plan mental. »

Revenir à Wimbledon en tant que championne provoque évidemment des émotions particulières : « C’est très excitant. Je suis fière de ce qu’il s’est passé l’année dernière. »

Elle reconnaît même que ce succès dépassait tout ce qu’elle avait imaginé : « Mon rêve est devenu réalité. En fait, ce n’était même pas un rêve, parce que je pensais que c’était impossible. »

Mais une fois arrivée à Londres, elle préfère rapidement tourner la page : « Je suis ici pour un nouveau tournoi. Je dois rester concentrée sur le présent. »

« Le mental est encore plus important que le tennis »

Pionnière parmi les meilleures joueuses à travailler en permanence avec une psychologue, Swiatek a de nouveau insisté sur l’importance de cet accompagnement : « Je ne suis pas un robot. »

Selon elle, personne ne naît avec la capacité de gérer naturellement la pression : « Il faut travailler ces compétences. Et même lorsqu’on les possède, elles ne restent pas acquises pour toujours. »

Avec le temps, elle a compris qu’elle avait besoin d’une spécialiste présente à ses côtés pendant les tournois : « J’avais besoin de quelqu’un capable de m’observer et de m’aider à comprendre ce que je ressentais. »

Aujourd’hui encore, elle considère ce travail comme essentiel : « Pour moi, c’est aussi important, voire plus important, que la préparation physique ou le travail sur le tennis. Si votre tête ne fonctionne pas correctement, vous pouvez avoir le meilleur jeu du circuit sans réussir à performer. »

Une nouvelle collection de serviettes ?

Impossible d’échapper à la question sur les célèbres serviettes de Wimbledon, devenues virales l’an dernier après ses nombreuses photos avec plusieurs exemplaires.

La Polonaise a révélé qu’elle n’en possédait déjà plus aucune : « Je n’en ai plus une seule. Mes amis en voulaient, ma famille aussi, et nous en avons donné à des associations caritatives. »

Elle compte donc… recommencer : « Je vais devoir en voler encore plus cette année ! »

Avant d’ajouter avec le sourire : « C’est le meilleur souvenir que l’on puisse rapporter d’un tournoi. »

Wimbledon, un tournoi à part

Swiatek estime également que défendre son titre à Londres possède une dimension différente des autres Grands Chelems.

Elle évoque notamment le statut de membre du All England Club réservé aux champions : « Les gens en parlent beaucoup plus ici. Et devenir membre du club est quelque chose que vous ne vivez nulle part ailleurs. »

Mais malgré cette reconnaissance, elle préfère garder les pieds sur terre : « Je veux surtout être reconnaissante pour ce que j’ai vécu l’an dernier, profiter de cette expérience et en être fière. »

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