Advertisement

Pourquoi les joueurs portent-ils du blanc à Wimbledon ? L’histoire derrière la tradition la plus célèbre du tennis

Pourquoi les joueurs sont-ils obligés de porter du blanc à Wimbledon ? Découvrez l’histoire, les règles, les polémiques et les exceptions autour de la tradition la plus célèbre du tennis.
Roger Federer en blanc lors de Wimbledon 2007 (Alex Livesey/Getty Images) Roger Federer en blanc lors de Wimbledon 2007 (Alex Livesey/Getty Images)
Roger Federer en blanc lors de Wimbledon 2007 (Alex Livesey/Getty Images)

Chaque année, une même question revient lorsque débute Wimbledon : pourquoi tous les joueurs portent-ils du blanc ?

Contrairement aux autres tournois du Grand Chelem, Wimbledon impose un dress code extrêmement strict. Du t-shirt aux chaussures, en passant par les casquettes, les bandeaux ou encore les sous-vêtements visibles, presque tout doit être… blanc.

Cette règle, parfois critiquée par les joueurs, est pourtant l’une des traditions les plus emblématiques du tournoi londonien. Mais quelle est son origine ? Pourquoi Wimbledon refuse-t-il toujours les tenues colorées ? Et quelles sont les exceptions autorisées aujourd’hui ?

Une tradition née… au XIXe siècle

Pour comprendre cette règle, il faut remonter aux origines mêmes de Wimbledon.

Créé en 1877, le tournoi est né en pleine époque victorienne, une période durant laquelle les codes vestimentaires et les règles de bienséance occupaient une place essentielle dans la société britannique.

À cette époque, transpirer en public était considéré comme inélégant. Or, les vêtements blancs présentaient un avantage : ils rendaient beaucoup moins visibles les traces de transpiration que les tissus foncés.

Porter du blanc était donc perçu comme plus distingué. Mais cette couleur était également un symbole de prestige. Entretenir des vêtements entièrement blancs coûtait cher et restait réservé aux classes les plus aisées.

Lorsque le tennis est devenu un sport mondain, le blanc s’est naturellement imposé sur les courts.

Wimbledon a décidé de préserver cette identité

Au fil des décennies, les autres tournois ont progressivement assoupli leur règlement.

L’US Open, Roland-Garros ou encore l’Open d’Australie ont laissé place aux couleurs vives, aux équipements personnalisés et aux innovations des équipementiers.

Pas Wimbledon. Le All England Club a choisi de faire exactement l’inverse.

Aujourd’hui encore, le tournoi considère que cette règle fait partie intégrante de son identité, au même titre que :

  • les courts en gazon ;
  • le Centre Court ;
  • la Royal Box ;
  • les fraises à la crème ;
  • les traditions britanniques.

Le blanc est devenu la signature visuelle de Wimbledon.

Comme l’explique le All England Club : « Pour nous, la règle du blanc n’est pas une question de mode. Elle permet que seuls les joueurs et le tennis soient mis en valeur. Si un joueur veut se faire remarquer, il doit le faire par son jeu. »

Un règlement beaucoup plus strict qu’on ne l’imagine

Contrairement à une idée reçue, Wimbledon ne demande pas simplement aux joueurs de porter « principalement du blanc ».

Le règlement est extrêmement précis. Les vêtements doivent être presque entièrement blancs.

Le blanc cassé ou le crème sont interdits. Une seule bande de couleur est tolérée, à condition qu’elle ne dépasse pas 10 millimètres de largeur.

La règle concerne notamment :

  • le maillot ;
  • le short ou la jupe ;
  • les chaussettes ;
  • les casquettes ;
  • les bandeaux ;
  • les poignets-éponge ;
  • les chaussures ;
  • les lacets ;
  • les semelles ;
  • les sous-vêtements visibles.

Même les protections médicales doivent être blanches lorsque cela est possible.

Plusieurs stars se sont rebellées

Au fil des années, plusieurs grands champions ont contesté cette règle. L’exemple le plus célèbre reste Andre Agassi.

Connu pour ses tenues flashy dans les années 1980, l’Américain a tout simplement choisi… de ne pas participer à Wimbledon entre 1988 et 1990, refusant de porter une tenue entièrement blanche.

En 2013, Roger Federer avait lui aussi créé la polémique en entrant sur le court avec des chaussures dont les semelles étaient orange.

Les organisateurs lui avaient immédiatement demandé de ne plus les porter. Le Suisse avait alors déclaré trouver le règlement « trop strict ».

En 2022, Nick Kyrgios avait également fait parler de lui en portant une casquette rouge puis des baskets rouges et blanches après la finale.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Univers Tennis (@universtennis_off)

Serena Williams, Coco Gauff… les joueuses ont fait évoluer le règlement

Pendant longtemps, Wimbledon imposait également aux joueuses de porter… des sous-shorts blancs.

Une règle particulièrement critiquée, notamment concernant les menstruations.

Plusieurs joueuses, parmi lesquelles Heather Watson ou Coco Gauff, avaient expliqué que cette obligation générait un stress supplémentaire.

Face à ces demandes, Wimbledon a finalement accepté de modifier son règlement. Depuis 2023, les joueuses sont autorisées à porter un sous-short uni de couleur sombre, à condition qu’il ne dépasse pas de la jupe ou du short.

Il s’agit de la principale évolution récente du célèbre dress code.

Pourquoi Wimbledon refuse-t-il toujours d’abandonner cette règle ?

À première vue, cette obligation peut sembler dépassée. Pourtant, Wimbledon n’a jamais envisagé de supprimer complètement le blanc.

Le All England Club estime que cette tradition contribue directement à rendre le tournoi unique.

À une époque où les équipements deviennent toujours plus colorés et où les marques occupent une place grandissante, Wimbledon souhaite conserver une esthétique sobre, intemporelle et immédiatement reconnaissable.

C’est aussi une manière de rappeler que, pendant deux semaines, ce sont les joueurs et leur tennis qui doivent attirer l’attention, pas leurs vêtements.

Une tradition qui fait toujours partie de l’ADN de Wimbledon

Près de 150 ans après la création du tournoi, le blanc reste l’un des symboles les plus forts de Wimbledon.

Si certaines règles ont été légèrement adaptées pour tenir compte du confort des joueurs et des joueuses, le principe, lui, demeure inchangé.

Et lorsque les plus grands champions entrent sur le Centre Court vêtus de blanc, c’est tout un pan de l’histoire du tennis qui continue de s’écrire.

Voir aussi :

Ajouter un commentaire Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article précédent
L'édition 2026 de Wimbledon se déroulera du 29 juin au 12 juillet à Londres (Wimbledon)

Wimbledon : dates, favoris, programme, prize money… tout savoir sur l'édition 2026

Article suivant
Carlos Alcaraz, vainqueur à Wimbledon en 2024 (Wimbledon)

Pourquoi Carlos Alcaraz ne joue pas Wimbledon 2026 et où fera-t-il son retour ?