Alexander Zverev continue de surfer sur la meilleure période de sa carrière. Quelques semaines après avoir remporté Roland-Garros, l’Allemand disputera une deuxième finale consécutive en Grand Chelem après avoir éliminé Arthur Fery, la cinquième de sa carrière.
Serein devant les médias, le futur nouveau n°2 mondial s’est montré satisfait de son niveau de jeu tout en gardant les yeux rivés sur le rendez-vous de dimanche face à Jannik Sinner.
« Je suis simplement heureux d’être en finale de Wimbledon »
Après avoir longtemps couru derrière une finale sur le gazon londonien, Zverev savoure enfin : « Évidemment, je suis très heureux d’être en finale de Wimbledon. J’espère simplement jouer un bon match dimanche. »
Face à Arthur Fery, il reconnaît avoir eu besoin de quelques jeux pour trouver le bon rythme : « Le premier set n’était pas exceptionnel. En revanche, les deuxième et troisième sets étaient vraiment très bons. »
Le style de jeu très différent du Britannique lui a demandé une période d’adaptation : « Il était très différent des adversaires que j’avais affrontés au quatrième tour et en quarts de finale, où j’avais joué deux énormes serveurs et gros frappeurs. Il m’a fallu un peu de temps pour m’ajuster, mais une fois mon rythme trouvé, j’ai vraiment bien senti la balle. »
Puis il conclut avec le sourire : « Je suis en finale de Wimbledon. Je suis juste heureux. Et pour être ici, il faut forcément bien jouer. »
Sacré à Roland-Garros quelques semaines plus tôt, Alexander Zverev semble avoir parfaitement digéré son premier titre du Grand Chelem.
Contrairement à certains joueurs qui connaissent une baisse de régime après un tel accomplissement, il assure avoir conservé exactement la même motivation : « Je pense que c’est très individuel. »
Il cite notamment l’exemple de Dominic Thiem : « Dominic avait mis toute sa vie et toute son âme dans la conquête de son premier Grand Chelem. Après cette immense libération, c’était peut-être un peu trop difficile mentalement. Moi, je suis resté concentré. Je suis resté affamé. J’en veux davantage. Je veux continuer à jouer mon meilleur tennis et continuer à gagner. »
Et il sait qu’une nouvelle opportunité immense l’attend : « Dimanche, j’aurai encore une très grande occasion. »
« Une fois qu’on gagne un Grand Chelem, on sait qu’on peut recommencer »
Interrogé sur ce qui a changé depuis son sacre parisien, l’Allemand estime que cette victoire lui apporte désormais une confiance supplémentaire : « Une fois qu’on gagne un Grand Chelem, on sait comment faire et on ressent qu’on est capable de le refaire. On a ce sentiment à l’intérieur de soi. »
Mais selon lui, la confiance n’explique pas tout : « J’ai surtout beaucoup travaillé sur mon jeu. Je sens qu’il s’est amélioré. »
Pour Zverev, la progression reste avant tout une question de tennis : « Parfois, le sport est aussi simple que ça. Si vous améliorez votre coup droit, votre revers, votre service ou votre retour, vous gagnez davantage de matchs. »
Avant d’ajouter : « On peut parler du mental, des changements de coach ou de beaucoup d’autres choses. Mais si vous devenez un meilleur joueur, vous ferez de meilleurs résultats. »
Son coup droit, la clé de sa transformation
Depuis plusieurs mois, Alexander Zverev cherche à jouer un tennis beaucoup plus offensif.
Une évolution dont son coup droit est devenu le symbole : « Cette année, j’essaie d’avoir un style de jeu plus agressif. J’essaie davantage de prendre le contrôle des échanges. »
Il reconnaît que tout passe par cette arme : « Mon coup droit est une énorme partie de cette évolution. Quand il fonctionne bien, je sens que je joue un très bon tennis. Quand ce n’est pas le cas, je deviens beaucoup plus prenable. »
Les derniers mois lui donnent raison : « Depuis quelques mois, ça fonctionne plutôt bien. »
Interrogé sur le parcours surprise d’Arthur Fery, Zverev s’est montré particulièrement élogieux envers le Britannique : « Il est à un très bon niveau. »
Mais il insiste surtout sur sa marge de progression : « Il est encore au début de sa carrière. Son jeu est déjà très bon, mais je pense qu’il a encore énormément de choses à améliorer. »
Pour l’Allemand, c’est justement ce qui rend son parcours encore plus impressionnant : « Faire une demi-finale de Wimbledon en ayant encore autant de marge de progression, c’est un énorme compliment. Si vous êtes déjà un joueur complet, c’est peut-être votre plafond. Lui, il est encore en train de construire son jeu. »
« Mon téléphone est toujours éteint pendant les Grands Chelems »
À quelques jours de la finale, Zverev continue d’appliquer une méthode qui lui réussit depuis plusieurs années : « Mon téléphone est éteint depuis des années pendant les Grands Chelems. Il n’est jamais allumé pendant un Grand Chelem. »
Une manière pour lui de rester totalement concentré sur son objectif. Après la qualification de Jannik Sinner quelques heures plus tard contre Novak Djokovic, l’affiche de la finale est désormais connue.
Zverev sait déjà quels seront les secteurs décisifs : « Jannik adore jouer sur gazon. Il a remporté le tournoi l’an dernier. Les schémas service-retour seront extrêmement importants contre lui. Ensuite, on verra bien. »
Dimanche, Alexander Zverev tentera de remporter Wimbledon et d’enchaîner un deuxième titre du Grand Chelem consécutif, tandis que Jannik Sinner visera un deuxième sacre de suite sur le gazon londonien.