Alexander Zverev n’est pas passé si loin d’un deuxième titre du Grand Chelem. Battu par Jannik Sinner en finale de Wimbledon (6-7, 7-6, 6-3, 6-4), l’Allemand est revenu sur les progrès réalisés ces derniers mois. Malgré la déception, le récent vainqueur de Roland-Garros estime avoir réduit l’écart avec le n°1 mondial.
Après la rencontre, Alexander Zverev n’a cherché aucune excuse pour expliquer sa défaite face à Jannik Sinner : « Bien sûr, j’aurais adoré soulever le trophée, mais aujourd’hui il a été meilleur que moi et il mérite de gagner. »
L’Allemand préfère retenir le chemin parcouru depuis l’édition précédente, où il avait quitté Wimbledon dès le premier tour : « Par rapport à l’année dernière, c’est évidemment un tournoi totalement différent pour moi. »
Une glissade qui a réveillé une douleur au genou
L’un des moments clés est intervenu au troisième set selon lui. Victime d’une glissade, Zverev a de nouveau subi une hyperextension du genou, similaire à celle qu’il avait déjà connue deux ans auparavant : « J’ai de nouveau hyper-étendu mon genou. Ensuite, j’ai eu du mal à pousser sur ma jambe au service. Ma vitesse de service a baissé. »
En revanche, il assure que le reste de son jeu n’a pas été affecté : « Depuis le fond du court, je bougeais bien et je jouais bien. C’est surtout au service que j’étais gêné. »
Malgré la défaite, le n°2 mondial estime avoir livré l’une de ses meilleures prestations contre l’Italien.
Selon lui, les deux premiers sets se sont joués à un niveau exceptionnel : « J’avais le sentiment que nous jouions tous les deux à un niveau extrêmement élevé. »
Il regrette toutefois une faute de coup droit au début du tie-break du deuxième set, qui a, selon lui, changé la dynamique : « J’ai raté un coup droit malheureux au début du tie-break. Ça a un peu changé le momentum. »
Après sa blessure, son niveau a baissé dans le troisième set avant de remonter dans le quatrième : « Le troisième set, la chute ne m’a pas aidé. Ensuite j’ai retrouvé mon niveau, mais je me suis fait breaker d’une manière un peu malheureuse. »
Son coup droit offensif : « C’est le tennis que je veux jouer »
Depuis le début de la saison, Alexander Zverev a profondément modifié son approche du jeu en cherchant davantage à écourter les échanges et à utiliser son coup droit comme arme principale.
Une évolution qu’il juge déjà très positive : « C’est le style de jeu que je veux pratiquer. »
Il reconnaît que cette transition n’a pas toujours été simple : « Au début de l’année, j’avais plus de difficultés avec ce style, mais je suis resté fidèle à cette idée. »
Les résultats parlent désormais pour lui : « J’ai gagné mon premier Grand Chelem à Roland-Garros. J’ai atteint ma première finale à Wimbledon. Donc forcément, quelque chose fonctionne. »
Même si tout n’est pas encore parfait, il sent que son évolution porte ses fruits : « Ce n’est pas encore parfait, mais je pense qu’on va dans la bonne direction. »
Interrogé sur ce qui lui manque encore pour remporter Wimbledon, l’Allemand n’a pas changé de discours : « Je dois continuer à faire exactement ce que je fais depuis le début de l’année. Continuer à travailler sur les mêmes choses. »
Il estime que cette progression constante finira par payer.
« J’espère faire partie du Big Three »
Ces deux derniers Grands Chelems ont confirmé une hiérarchie claire avec Jannik Sinner et Carlos Alcaraz. Mais Alexander Zverev espère désormais s’inviter durablement dans cette rivalité : « J’espère. C’est pour ça que je suis là. »
Il rappelle avoir déjà bousculé les deux hommes cette saison, même sans parvenir à les battre : « Je ne les ai pas battus cette année, mais je les ai poussés dans leurs retranchements. »
Selon lui, il occupait déjà la troisième place derrière eux, mais l’écart était encore trop important : « Il y a toujours eu cette conversation sur qui sera le troisième homme ces deux dernières années. J’ai toujours été le troisième homme, mais j’étais assez loin des deux premiers. »
Son objectif est désormais clair : « Si je peux me rapprocher d’eux et lutter avec eux pour gagner les plus grands tournois, ce serait formidable. »
« Sinner reste le meilleur joueur du monde »
Enfin, malgré les progrès réalisés, Alexander Zverev reconnaît que Jannik Sinner reste aujourd’hui la référence du circuit : « Je pense qu’il est toujours le meilleur joueur du monde. »
Il estime qu’il n’y a actuellement que deux ou trois joueurs capables de réellement lui poser des problèmes : « Il y a seulement deux ou peut-être trois joueurs, avec Novak aussi, il faut reconnaître ça à Novak, qui peuvent vraiment le challenger. »
Même battu en finale, il repart convaincu d’avoir réduit l’écart : « Je pense que je l’ai vraiment poussé aujourd’hui. Ce n’était pas suffisant puisque je suis ici comme le perdant, mais je vais continuer à travailler dans cette direction. »