À 39 ans, Novak Djokovic raconte le combat invisible contre le temps : « Mon corps me rappelle mon âge »

Novak Djokovic s’est confié sur ses 39 ans, son corps qui récupère moins vite, sa défaite à Wimbledon et les raisons qui le poussent encore à poursuivre sa carrière avant l’US Open.
Novak Djokovic lors de son élimination au Masters 1000 de Rome 2026. (Julian Finney/Getty Images) Novak Djokovic lors de son élimination au Masters 1000 de Rome 2026. (Julian Finney/Getty Images)
Novak Djokovic lors de son élimination au Masters 1000 de Rome 2026. (Julian Finney/Getty Images)

À bientôt 40 ans, Novak Djokovic continue de repousser les limites. Demi-finaliste à Wimbledon quelques semaines avant l’US Open, le Serbe reste capable de rivaliser avec les meilleurs joueurs du monde. Mais derrière les résultats se cache une réalité bien différente.

Dans un entretien accordé à CBS, le détenteur de 24 titres du Grand Chelem s’est longuement confié sur son corps, les sacrifices nécessaires pour rester compétitif et cette lutte quotidienne contre le temps qui passe.

« Si les gens ne me rappellent pas mon âge, mon corps s’en charge »

À chaque tournoi, la même question revient : jusqu’où Novak Djokovic pourra-t-il encore repousser les limites ? Lui préfère pourtant ne pas y penser.

« Je pense surtout à jouer un grand tennis. Si je n’y pense pas, les gens me rappellent mon âge. Et si les gens ne me le rappellent pas, alors c’est mon corps qui me le rappelle », a-t-il déclaré.

À 39 ans, le Serbe continue d’évoluer à un niveau exceptionnel, mais il doit désormais composer avec une récupération beaucoup plus lente qu’auparavant.

Pour rester au sommet, chaque détail compte : « J’essaie de prendre chaque petit pourcentage d’avantage possible pour continuer à rivaliser avec les jeunes au plus haut niveau. »

Pendant plus de vingt ans, Novak Djokovic a soumis son organisme à l’exigence du très haut niveau. Aujourd’hui, il en ressent forcément les conséquences : « Le corps réagit différemment, c’est simplement la biologie. L’usure de plus de vingt ans au plus haut niveau finit par avoir un impact. »

L’ancien n°1 mondial explique que ce n’est plus tant le niveau de jeu qui change que le temps nécessaire pour retrouver toutes ses capacités physiques entre deux matchs : « Il me faut davantage de temps pour récupérer. »

Une réalité qui s’est encore vérifiée à Wimbledon.

Wimbledon, l’exemple parfait

Le Serbe est revenu sur son incroyable quart de finale remporté en plus de cinq heures contre Félix Auger-Aliassime avant d’affronter Jannik Sinner en demi-finale.

S’il refuse d’utiliser cet élément comme une excuse, il reconnaît que cet effort monumental a pesé lourd : « Après ce quart de finale de 5 h 15, je n’ai tout simplement pas pu récupérer complètement pour la demi-finale. Je n’étais pas aussi frais que je l’aurais voulu. »

Djokovic tient néanmoins à souligner que cela n’enlève rien à la performance du futur vainqueur : « Je ne veux rien enlever à Jannik Sinner. Il a gagné et il a remporté le tournoi. Mais aujourd’hui, les choses sont simplement différentes pour moi. »

L’homme dont le physique a toujours été l’un des ses plus grands atouts connaît désormais les limites imposées par son âge, même si son niveau reste largement suffisant pour atteindre les derniers carrés des plus grands tournois.

Son plus grand adversaire ? Lui-même

À quelques semaines de l’US Open, Djokovic ne désigne pourtant aucun rival particulier.

Lorsqu’on lui demande qui représentera son plus grand danger à New York, sa réponse est immédiate : « Moi-même. Toujours. »

Une philosophie qui l’accompagne depuis le début de sa carrière. Pour lui, la véritable compétition reste intérieure : « Il y a toujours quelque chose à prouver. Avant tout à moi-même. Je veux toujours être meilleur que je ne l’étais hier. »

Cette quête permanente d’amélioration explique sans doute pourquoi il continue de repousser les limites malgré son immense palmarès.

Pourquoi continue-t-il à jouer ?

Après avoir remporté tous les plus grands titres de son sport, Novak Djokovic pourrait facilement tourner la page.

Pourtant, sa motivation est toujours intacte. L’US Open représente évidemment un immense objectif, mais ce n’est pas la seule raison qui le pousse encore à voyager autour du monde : « L’une des principales raisons pour lesquelles je continue à jouer, c’est l’énergie du public. »

Le Serbe insiste sur l’affection qu’il reçoit désormais dans les différents pays où il évolue : « L’appréciation et le respect que je reçois partout dans le monde depuis plusieurs années comptent énormément pour moi. Je ne remercierai jamais assez les gens pour cela. »

Longtemps considéré comme le troisième homme derrière Roger Federer et Rafael Nadal dans le cœur du public, Djokovic estime aujourd’hui ressentir une reconnaissance différente.

Une évolution qui nourrit encore son envie de poursuivre. À l’approche du dernier Grand Chelem de la saison, Novak Djokovic sait que chaque opportunité compte désormais un peu plus.

Son objectif reste inchangé : continuer à rivaliser avec Jannik Sinner, Carlos Alcaraz et les meilleurs joueurs de la nouvelle génération.

Même si son corps lui rappelle parfois que le temps passe, son ambition, elle, n’a pas changé.

À bientôt 40 ans, le Serbe continue d’avancer avec la même obsession qu’à ses débuts : progresser chaque jour un peu plus.

Et si la récupération est devenue plus difficile, sa motivation, elle, semble toujours au rendez-vous.

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