Elena Rybakina à propos de sa blessure : « J’avais du mal à marcher »

Elena Rybakina arrive à l’US Open avec beaucoup d’incertitudes. Battue en quarts de finale à Cincinnati par Iga Swiatek après avoir abandonné dès le premier set en raison d’une douleur au tendon d’Achille, la Kazakhe a depuis repris l’entraînement.
Elena Rybakina en conférence de presse lors de l'US Open 2026 (US Open) Elena Rybakina en conférence de presse lors de l'US Open 2026 (US Open)
Elena Rybakina en conférence de presse lors de l'US Open 2026 (US Open)

À la veille du début du dernier Grand Chelem de la saison, la n°2 mondiale se veut rassurante, tout en restant prudente suite à sa blessure au tendon d’Achille :  » Maintenant, j’ai commencé à m’entraîner donc je me sens bien. Nous faisons encore quelques ajustements mais, dans l’ensemble, je suis contente de la manière dont nous avons géré le problème. Nous avons beaucoup travaillé et, heureusement, tout va bien pour le moment. Il me reste simplement quelques entraînements et ensuite je pourrai passer au match ».

« Je n’ai pas joué pendant exactement une semaine »

La joueuse de 27 ans a détaillé le processus mis en place depuis son abandon à Cincinnati. Elle n’a pas joué pendant une semaine et a consulté plusieurs médecins avant de reprendre progressivement le chemin des courts : « Je n’ai pas joué pendant exactement une semaine et nous avons consulté différents médecins. J’ai fait de la récupération et j’ai ensuite commencé doucement à retourner sur le court. J’ai aussi fait beaucoup de travail en salle », raconte-t-elle.

Une période loin d’avoir été simple. À Cincinnati, la douleur était particulièrement importante, au point de rendre la marche difficile pendant plusieurs jours : « Ce n’était pas facile parce que nous ne savions pas exactement comment le pied allait réagir. C’était très douloureux pour moi de servir et de jouer ce match à Cincinnati parce que je voulais essayer encore une fois. Et pendant quelques jours, il m’était même douloureux de marcher », confie-t-elle.

Malgré cette inquiétude, Rybakina se montre satisfaite de son évolution : « Après, nous avons réussi à faire tout ce qui était possible pour que ça aille mieux et je suis contente de la manière dont le processus se déroule pour le moment ».

La Kazakhe refuse toutefois de brûler les étapes : « Je veux toujours aller sur le court lorsque je suis sûre à 100 % », rappelle-t-elle. Et si l’US Open représente évidemment un rendez-vous majeur, elle sait aussi que la saison ne s’arrêtera pas à New York : « C’est le dernier Grand Chelem de l’année, donc je pense que tout le monde voudrait essayer de participer ».

« J’essaie de ne pas y penser du tout »

À New York, Rybakina arrive également avec un enjeu majeur au classement. La n°2 mondiale est la grande favorite pour récupérer la première place mondiale à l’issue du tournoi. Mais alors qu’elle pourrait profiter de l’élimination précoce d’Aryna Sabalenka, la Kazakhe assure ne pas vouloir se focaliser sur les différents scénarios.

« Je ne vérifie pas exactement le classement ni la situation concernant les points, mais principalement grâce aux médias, je sais où je devrais être, comment les autres devraient jouer, tous les différents scénarios », explique-t-elle.

Mais la priorité a changé depuis sa blessure : « Pour moi, surtout maintenant que j’ai eu cette blessure la semaine dernière, je pense que le plus important est simplement d’essayer de rester en bonne santé et de jouer match après match ».

« Ce n’est pas le dernier tournoi de l’année, bien sûr c’est un Grand Chelem et on veut bien y jouer, mais il y a beaucoup d’opportunités après et si vous êtes en bonne santé et que vous continuez à jouer… », poursuit-elle.

La Kazakhe veut donc mettre la course au trône mondial au second plan : « J’essaie de ne pas y penser du tout et simplement de jouer match après match ».

Rybakina prudente avant son premier match

Questionnée sur les incertitudes qui peuvent accompagner le passage de l’entraînement à la compétition après une blessure, Rybakina assure être en confiance avec les décisions prises par son équipe.

« Je n’ai en fait aucune question. Je suis assez confiante, également assez confiante concernant les décisions que nous prenons chaque jour, sur la manière de nous entraîner, ce qu’il faut faire et surtout ce qui peut arriver dans le pire des cas », explique-t-elle.

Elle reconnaît néanmoins devoir retrouver progressivement ses sensations sur le court après cette semaine sans jouer : « Je sens que c’est juste une question de commencer à me sentir mieux sur le court, notamment dans mes déplacements, et comme je n’ai pas joué pendant presque toute la semaine… Ce sont ce genre de choses. Mais je pense qu’il me reste simplement quelques jours et que je devrais être très bien ».

Rybakina révèle également qu’elle ne savait absolument pas, au moment de sa blessure à Cincinnati, si elle serait capable de participer à l’US Open : « Pour être honnête, je ne savais pas comment ça allait évoluer. Au moment où c’est arrivé, c’était très douloureux et, comme je l’ai dit, je ne pouvais même pas marcher sans douleur pendant les jours suivants. Bien sûr, j’étais déjà contrariée et personne ne savait comment ça allait évoluer. Nous attendions simplement, jour après jour ».

Aujourd’hui, sa situation lui paraît presque inespérée quelques jours plus tôt : « Être ici aujourd’hui dans cette situation, c’est une amélioration vraiment incroyable et personne ne s’y attendait. Nous verrons ce qui va se passer dans les prochains jours. Mais pour le moment, ça va ».

Un calendrier qui complique la récupération

Enfin, Elena Rybakina a été interrogée sur l’évolution du calendrier WTA et l’allongement de certains tournois, notamment Cincinnati, désormais disputé sur une période plus longue. Pour elle, le problème ne réside pas uniquement dans le nombre de jours de compétition : « Oui, les tournois sont devenus plus longs, mais en même temps, la première semaine, vous jouez essentiellement peut-être deux ou trois matches, peut-être deux. Et puis la semaine suivante, où cela devient en réalité plus difficile, avec des adversaires plus coriaces, vous jouez tous les jours ».

Elle pointe surtout du doigt les horaires tardifs et le manque de récupération entre les rencontres : « Beaucoup de tournois veulent notamment placer les matches le soir, donc vous n’avez pas vraiment beaucoup de temps pour récupérer », souligne-t-elle.

Rybakina prend notamment l’exemple de Cincinnati, où elle estime que l’allongement du tournoi ne règle pas forcément le problème : « Même à Cincinnati, qui est un peu plus long, Iga et moi, bien sûr, nous avons dû venir et jouer tout de suite. Ils nous ont donné un jour supplémentaire, ce que nous n’étions normalement pas censées avoir, mais nous avons eu ce jour supplémentaire et ensuite nous avons joué deux matches à nouveau à la suite ».

Pour la Kazakhe, c’est donc surtout l’enchaînement des contraintes qui pose problème : « Pour moi, c’est la chose la plus difficile pour la récupération. Ce n’est même pas le nombre d’heures que vous passez sur le court. C’est tous ces changements, les déplacements, et puis oui, ça devient plus long, mais en même temps, vous jouez toujours beaucoup de matches à la suite et surtout ces matches tardifs ».

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