US Open – Carlos Alcaraz ne s’interdit pas de conserver son titre : « Gardons espoir que ce soit possible »

De retour à la compétition après plus de quatre mois d’absence, Carlos Alcaraz refuse de se fixer un objectif de résultat précis à l’US Open. L’Espagnol veut avant tout terminer le tournoi en bonne santé, sans pour autant écarter la possibilité d’aller jusqu’au bout et de conserver son titre.
Carlos Alcaraz croit en ses chances de titre à l'US Open 2026 (Caleb Bowlin/Getty Images) Carlos Alcaraz croit en ses chances de titre à l'US Open 2026 (Caleb Bowlin/Getty Images)
Carlos Alcaraz croit en ses chances de titre à l'US Open 2026 (Caleb Bowlin/Getty Images)

Carlos Alcaraz ne sait pas encore jusqu’où son corps lui permettra d’aller à l’US Open, mais il n’est certainement pas revenu à New York en se fixant des limites. Éloigné de la compétition depuis plus de quatre mois en raison de sa blessure au poignet droit, le Murcien doit effectuer son retour en simple lundi face à Roman Safiullin.

Dans des propos rapportés par le quotidien espagnol AS avant le tournoi, Alcaraz a longuement évoqué ses ambitions.

S’il reconnaît naturellement vouloir gagner, sa priorité est ailleurs : retrouver la compétition, prendre du plaisir et surtout quitter New York sans nouveau problème physique.

Alcaraz : « Je déteste perdre, c’est clair »

Après une aussi longue période sans compétition, difficile pour Carlos Alcaraz de savoir exactement ce qu’il peut attendre de lui-même. L’Espagnol refuse donc de déterminer à l’avance quel résultat constituerait un US Open réussi.

Mais son tempérament de compétiteur n’a pas disparu.

« Je déteste perdre, c’est clair. Je me donne à fond, mais le plus important pour moi, c’est de quitter ce tournoi en bonne santé, d’avoir pu jouer, de m’entraîner avec de grands joueurs, et de préserver mon poignet et le reste de mon corps. »

Une priorité qui l’amène à ne pas vouloir juger son tournoi uniquement en fonction du tour atteint.

« Je ne sais pas si mon meilleur résultat sera le premier tour, le deuxième, ou une finale. Je ne veux pas penser au résultat, mais au processus, à tout ce que nous faisons, et surtout, à prendre du plaisir sur le court, à me sentir bien, ce que j’attends depuis longtemps. »

Conserver son titre après quatre mois d’absence ? Alcaraz veut y croire

Ne pas se focaliser sur le résultat ne signifie toutefois pas renoncer à ses ambitions. Interrogé par AS sur la possibilité de réaliser ce que d’autres immenses champions ont réussi avant lui, à savoir remporter un Grand Chelem après une longue absence sur blessure, Alcaraz n’a pas écarté le scénario.

Au contraire, le Murcien veut garder l’espoir de pouvoir aller jusqu’au bout à New York.

« C’est possible. Je pense que beaucoup l’ont prouvé. Federer, Rafa… ils ont montré qu’on pouvait gagner un Grand Chelem après une longue blessure ou une blessure très grave, alors essayons de garder espoir. »

Surtout, Alcaraz ne veut pas que sa blessure modifie le joueur qu’il était avant son arrêt. Aucun changement majeur n’a été apporté à son style de jeu, sa technique ou sa manière de frapper la balle.

C’était même une condition importante pour effectuer son retour : « Nous étions clairs : si nous revenions, ce devait être dans les mêmes conditions que d’habitude, tant physiquement qu’au niveau de notre jeu de frappe. »

L’Espagnol et son équipe ont privilégié le long terme plutôt qu’un retour nécessitant des adaptations importantes.

« Nous savions que, si Dieu le veut, nous avons une longue carrière devant nous ; nous allons disputer ce tournoi et ceux que j’ai manqués à maintes reprises, et nous ne voulions rien changer pour pouvoir être présents. Nous voulions continuer comme avant, avec le même style de jeu, en essayant évidemment d’améliorer les points faibles, mais en conservant le même schéma de jeu, la même façon de frapper la balle et la même compréhension du jeu. »

Et Alcaraz l’assure : s’il avait encore eu besoin de protéger son poignet en modifiant son tennis, il n’aurait pas fait le déplacement.

« Si les conditions n’avaient pas été les mêmes, si je ne m’étais pas senti aussi bien, nous ne serions pas venus. Alors, on verra. Mon équipe, moi-même et je pense que tout le monde verra Carlitos jouer comme je l’ai toujours fait. »

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