US Open : en larmes et le corps à bout, Novak Djokovic tombe après 4h36 d’un combat éprouvant

Novak Djokovic a été éliminé dès le premier tour de l’US Open 2026 par Mariano Navone après 4h36 et cinq sets. Victime de vomissements puis touché au dos, le Serbe de 39 ans a terminé la rencontre en larmes après un véritable calvaire physique.
Novak Djokovic s'est incliné au premier tour de l'US Open 2026 (Matthew Stockman/Getty Images) Novak Djokovic s'est incliné au premier tour de l'US Open 2026 (Matthew Stockman/Getty Images)
Novak Djokovic s'est incliné au premier tour de l'US Open 2026 (Matthew Stockman/Getty Images)

Des vomissements, un épuisement visible, des chutes, un dos douloureux puis des larmes : le premier tour de Novak Djokovic à l’US Open s’est progressivement transformé en véritable supplice.

Après avoir lutté pendant 4h36 contre Mariano Navone, le Serbe de 39 ans a fini par être complètement rattrapé par son corps et s’est incliné en cinq manches (7-6, 5-7, 4-6, 6-2, 6-1). Une élimination aussi précoce qu’inquiétante pour le quadruple champion à New York.

Il y avait quelque chose de difficile à regarder dans les dernières minutes de ce match. Novak Djokovic, en larmes, le visage marqué et le corps visiblement incapable de répondre à ce que son esprit lui demandait encore de faire.

Tout semblait pourtant parfaitement commencer pour Djokovic

Les trois premiers jeux n’annonçaient absolument pas la suite. Djokovic prend immédiatement le service de Mariano Navone et mène rapidement 3-0. Face au 49e joueur mondial, surtout reconnu pour ses qualités sur terre battue, le quadruple champion de l’US Open semble avoir lancé sa quinzaine comme prévu.

Mais après seulement une quinzaine de minutes, quelque chose change. Le Serbe commence à apparaître essoufflé. Son langage corporel devient inhabituellement passif. Entre les points, il cherche son souffle et semble déjà manquer d’énergie.

Le contraste avec son début de rencontre est saisissant. Et le break réalisé dès son entrée sur le court va finalement rester une exception pendant très longtemps : Djokovic devra attendre environ deux heures avant de parvenir de nouveau à prendre le service de Navone.

Entre les deux, le match va progressivement prendre une tournure très inquiétante.

86 % d’humidité et un Djokovic rapidement en supplice

Il ne faisait pourtant pas une chaleur extrême à New York. La température tournait autour des 25 degrés et le toit de l’Arthur Ashe Stadium avait même été fermé en raison de la pluie.

Mais la température ne racontait qu’une partie de l’histoire. Avec un taux d’humidité avoisinant les 86 %, l’atmosphère était particulièrement lourde. Et Djokovic l’a visiblement très mal supportée.

Le Serbe donne rapidement l’impression de disputer chaque échange avec un handicap physique. Son intensité baisse, ses déplacements deviennent moins précis et son incapacité à soutenir normalement la bataille depuis le fond du court finit par contaminer l’ensemble de son jeu.

Le retour, l’un de ses plus grands points forts, perd de son efficacité. Les échanges s’allongent et Djokovic se retrouve de plus en plus souvent dans l’incapacité de produire l’accélération supplémentaire nécessaire pour les terminer.

Djokovic vomit à plusieurs reprises sur le court

Puis arrivent les images les plus spectaculaires.

Au début de la deuxième manche, Novak Djokovic vomit directement sur le court.

Une scène impressionnante qui confirme ce que son langage corporel laissait déjà craindre depuis de longues minutes.

 

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Et l’épisode ne sera pas isolé. Le Serbe sera de nouveau victime de vomissements dans le troisième et le quatrième set, tout en poursuivant son combat. Ces images commencent d’ailleurs à devenir récurrentes.

Djokovic avait déjà connu des problèmes similaires quelques semaines auparavant à Cincinnati, où les conditions chaudes et humides l’avaient énormément affecté. D’autres épisodes avaient également été observés au cours des derniers mois, notamment à Roland-Garros, ainsi qu’à Shanghai la saison passée.

Cette fois, malgré des conditions moins chaudes, l’humidité new-yorkaise semble avoir suffi pour mettre son organisme à rude épreuve. Les statistiques traduisent directement les difficultés physiques du Serbe : Djokovic commet 70 fautes directes et 10 doubles fautes sur l’ensemble du match.

Des chiffres particulièrement inhabituels pour un joueur dont l’une des plus grandes forces a toujours été sa capacité à maintenir un niveau de précision exceptionnel même dans les échanges les plus exigeants.

Face à lui, Navone n’a pourtant pas besoin de produire un tennis flamboyant. L’Argentin joue intelligemment.

Il accepte les longs échanges, remet constamment une balle supplémentaire et oblige Djokovic à produire encore et encore un effort supplémentaire. Sans forcément multiplier les coups gagnants, il pousse le Serbe à la faute et exploite parfaitement ses difficultés.

Il faut lui accorder du crédit : là où certains auraient pu s’affoler face aux problèmes physiques de leur adversaire, Navone reste dans son plan.

Djokovic trouve pourtant les ressources pour renverser le match

Et malgré tout cela, Novak Djokovic reste Novak Djokovic.

Même diminué, même malade, même incapable de produire son niveau habituel, le Serbe trouve encore le moyen de se battre.

Après avoir abandonné la première manche au tie-break (7-6), il parvient à arracher la deuxième 7-5.

Puis la troisième 6-4. C’est presque irrationnel au regard de ce que son corps renvoie.

Djokovic mène désormais deux manches à une et semble avoir réussi à transformer un match qui ressemblait initialement à un cauchemar en victoire possible. C’est aussi ce qui rendra la suite encore plus cruelle.

Le quatrième set marque le début de la fin

Djokovic réussit même à prendre un break d’avance dans la quatrième manche. À cet instant, malgré toutes ses difficultés, la qualification semble encore à portée de main.

Puis son corps dit véritablement stop. Le Serbe perd cinq jeux consécutifs. Ses déplacements deviennent encore plus difficiles. Certains coups se terminent en déséquilibre. Sur d’autres points, Djokovic finit directement au sol.

Les doubles fautes s’accumulent. Et surtout, quelque chose semble avoir disparu dans son attitude.

Pas nécessairement cette volonté qui lui a permis de renverser tant de rencontres au cours de sa carrière, mais plutôt la capacité physique de transformer cette volonté en réaction sur le court.

Navone s’empare de la quatrième manche 6-2. Après quatre heures de jeu, un cinquième set devient nécessaire.

Temps mort médical et soins au dos avant le cinquième set

Les inquiétudes prennent alors une autre dimension.

Djokovic demande un temps mort médical, reçoit des médicaments et bénéficie d’un traitement au niveau du bas du dos.

Le Serbe se fait masser cette zone alors que le chronomètre vient de dépasser les quatre heures de match.

Il ne s’agit alors plus seulement de gérer la fatigue ou l’humidité. Son dos semble désormais fortement limiter ses mouvements.

Et contrairement aux manches précédentes, Djokovic ne va cette fois plus parvenir à masquer ses difficultés.

Les larmes de Djokovic dans un cinquième set à sens unique

Le dernier acte est particulièrement difficile. Navone comprend rapidement que son adversaire n’est plus capable de se déplacer normalement et prend les commandes.

Djokovic tente encore de continuer. Mais son corps est à bout.

Le Serbe, habituellement capable de masquer énormément ses émotions dans les situations les plus difficiles, apparaît même en larmes au cours de cette cinquième manche.

Une image extrêmement rare. À 39 ans, après plus de quatre heures de combat et alors que son dos le fait visiblement souffrir, Djokovic semble comprendre que cette fois, aucun retournement de situation ne viendra.

Navone déroule. 6-1. Après 4h36, le calvaire prend fin. La durée du combat donne encore davantage de relief à cette élimination.

Jamais Novak Djokovic n’avait disputé un premier tour aussi long dans un tournoi du Grand Chelem.

Un record dont le Serbe se serait évidemment volontiers passé…

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