Le n°3 mondial Carlos Alcaraz retrouve Shanghai avec l’envie de poursuivre sur sa lancée. Après son titre à l’ATP 500 de Tokyo, l’Espagnol s’apprête à disputer son premier match dans l’avant-dernier Masters 1000 de la saison, face à Juan Manuel Cerundolo, 55e mondial, au deuxième tour.
Absent du tournoi chinois depuis deux ans, Alcaraz a reçu un accueil particulièrement chaleureux lors de ses premiers entraînements. Mais au-delà du plaisir de retrouver le public, le champion espagnol compte bien profiter de cette tournée asiatique pour poursuivre sa dynamique.
« Je me sens frais mentalement, et c’est le plus important »
Longtemps éloigné des courts cette saison en raison de problèmes physiques, Alcaraz ne considère pas nécessairement que son corps est plus frais que celui de ses concurrents : « Je ne dirais pas que mon corps est plus frais, parce qu’après une aussi longue période sans compétition, lorsque vous revenez sur le circuit et recommencez à disputer des matchs très exigeants physiquement, vous sentez que votre corps n’y est plus habitué. Cela peut provoquer quelques petits problèmes. »
En revanche, l’Espagnol insiste sur un changement important dans son état d’esprit : « Mais je me sens frais mentalement, et pour moi, c’est le plus important. Je suis prêt à relever le défi de ce tournoi. »
Une sensation bienvenue alors que la tournée asiatique et les dernières semaines de la saison n’ont pas toujours été les périodes les plus réussies de sa carrière : « Si on regarde les deux dernières années, cette tournée ou cette partie de la saison n’a jamais vraiment été ma meilleure. »
Cette fois, Alcaraz souhaite inverser la tendance : « Je veux simplement être dans de bonnes dispositions pour ce tournoi, parce que je veux vraiment gagner des tournois, celui-ci et ceux qu’il me reste à disputer dans les prochains mois. »
« Le tennis, ce sont des montagnes russes »
Interrogé sur les nombreux changements observés au sommet du tennis mondial en 2026, Alcaraz n’a affiché aucune surprise. La saison a notamment vu Jannik Sinner dominer les Masters 1000 pendant plusieurs mois, avant qu’Alexander Zverev ne remporte Roland-Garros puis l’US Open.
Pour Alcaraz, ces variations sont inhérentes au circuit : « Je connais le tennis, c’est un peu comme des montagnes russes. Un joueur peut très bien commencer l’année, gagner deux, trois ou quatre tournois, puis cela peut changer avec un autre joueur qui domine pendant la saison sur terre battue ou sur gazon. Et ensuite, tout peut encore changer pendant la tournée américaine. »
L’Espagnol rappelle qu’une saison est suffisamment longue pour permettre aux joueurs de modifier leur dynamique : « Nous jouons beaucoup de matchs et beaucoup de tournois. Nous avons parfois beaucoup de temps pour adapter notre jeu du mieux possible pour le reste de la saison. »
Il insiste également sur la nécessité de ne jamais considérer sa position comme acquise : « Il faut être prêt et concentré à chaque tournoi, chaque semaine d’entraînement, pour devenir meilleur, parce que les autres joueurs s’entraînent peut-être encore plus dur que vous pour vous rattraper. »
Une concurrence qu’il considère comme l’une des principales richesses du tennis.
Alcaraz encourage Holger Rune après son retour
Alcaraz a également été interrogé sur le retour de Holger Rune, éloigné du circuit pendant onze mois avant de reprendre la compétition. Les deux joueurs ont échangé à Tokyo et partagé une semaine d’entraînement à Murcie.
L’Espagnol connaît les difficultés que peut représenter une longue absence et appelle son ami à la patience : « C’est évidemment un processus lent. La blessure qu’il a eue est vraiment compliquée parce que les déplacements représentent presque tout au tennis. Et je pense que son style de jeu repose beaucoup sur sa capacité à bien bouger sur le court et à couvrir le terrain autant que possible. »
Alcaraz ne s’inquiète donc pas outre mesure des défaites que Rune peut subir depuis son retour : « Il peut perdre quelques matchs en ce moment, mais personnellement, je suis vraiment heureux de le revoir sur le court. »
Le travail réalisé ensemble lui a d’ailleurs laissé une impression positive : « Il est venu à Murcie pour s’entraîner avec moi pendant une semaine. Je l’ai vu bien jouer. Maintenant, il s’agit de retrouver les matchs et le rythme de la compétition, ce qui est vraiment très important. »
Et de conclure : « Il doit être patient parce que ce sera un processus lent, mais il finira par atteindre le niveau qu’il souhaite retrouver. »
La Coupe Davis reste l’un de ses grands objectifs
Au-delà de Shanghai, Alcaraz pense également à la Coupe Davis, une compétition qui occupe une place particulière dans ses ambitions.
L’Espagnol apprécie la possibilité de défendre les couleurs de son pays dans un sport essentiellement individuel : « Le tennis peut parfois être un sport solitaire, parce que c’est un sport individuel et que vous jouez pour vous-même la plupart du temps. Avoir la Coupe Davis pour représenter son pays, je trouve ça formidable. »
Il rappelle surtout l’importance qu’il accorde à cette compétition : « Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, la Coupe Davis est toujours l’un de mes objectifs principaux et les plus importants de chaque saison. »
Mais avant de se projeter sur cette échéance, Alcaraz veut se concentrer sur sa fin de saison individuelle : « Pour le moment, je veux simplement jouer du mieux possible dans ce tournoi et être bien préparé mentalement et physiquement pour arriver dans de bonnes conditions à cette compétition. À cette période de la saison, les joueurs peuvent arriver un peu fatigués, mentalement et physiquement. Mais grâce aux gens et aux supporters, je pense qu’ils nous donnent de l’énergie pour les matchs et les entraînements. »
Après son sacre à Tokyo, Carlos Alcaraz espère désormais prolonger sa dynamique à Shanghai. Son premier obstacle sera Juan Manuel Cerundolo, 55e mondial, au deuxième tour.