Présent au Media Day du Rolex Monte-Carlo Masters, Carlos Alcaraz, champion en titre, a affiché son enthousiasme à l’idée de retrouver la terre battue, une surface qu’il affectionne particulièrement.
« C’est probablement l’une des meilleures surfaces, c’est sûr. La terre battue me manque à chaque fois que la saison se termine. Elle me manque vraiment. Ça faisait longtemps que je n’avais pas rejoué sur terre, donc ça commençait à faire long. Les premières séances que j’ai faites, c’était pour me remettre dedans, me dire : “Ça y est, il est temps de salir à nouveau les chaussettes.” Franchement, ça fait une sensation incroyable d’être de retour sur terre battue », a-t-il déclaré.
L’Espagnol arrive donc à Monte-Carlo avec l’objectif de retrouver rapidement ses sensations.
Carlos Alcaraz est bien arrivé à Monte-Carlo pour défendre son titre et démarrer sa tournée sur terre battue. 🔥🇪🇸 pic.twitter.com/uwu3Th6SOo
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) April 4, 2026
Nouvelles sensations, nouvelle année
Alcaraz a également évoqué ses habitudes, parfois proches de petites superstitions, tout en insistant sur son approche pour cette nouvelle saison sur terre : « Oui, j’ai certaines choses que j’aime faire toujours de la même manière. Par exemple, j’essaie de prendre le même casier si j’ai gagné le tournoi l’année précédente. Mais cette année, ils m’ont pris mon casier de l’an dernier, donc je ne sais pas… Mais oui, j’ai quelques habitudes, des exercices que j’aime faire de la même manière toute la semaine. »
Mais au-delà de ces routines, l’Espagnol veut surtout se concentrer sur son niveau de jeu : « C’est une nouvelle année, de nouvelles sensations, de nouvelles choses à améliorer, de nouvelles choses auxquelles je pense à l’entraînement et en match. Je vais essayer de me préparer du mieux possible pour le premier match et pour la semaine. Je ne pense pas à défendre un titre. Tout est une question de sensations, et en ce moment j’essaie simplement d’avoir de bonnes sensations. »
Des caméras de plus en plus présentes
Le n°1 mondial a aussi été interrogé sur la présence grandissante des caméras dans les coulisses des tournois, un sujet sur lequel il a été très clair : « Pour les fans, c’est super. Ils adorent voir les coulisses, ce qu’on fait, à quoi ressemblent les installations à l’intérieur des tournois. Mais pour les joueurs, c’est un peu bizarre, parce qu’on n’a plus vraiment d’endroit où se détendre, parce qu’on pense tout le temps qu’il y a des caméras et que tout le monde nous regarde. »
Alcaraz pense qu’il devrait y avoir une limite : « Avoir des caméras très proches, qui peuvent voir ce qu’on regarde sur notre téléphone, je pense que c’est trop. On n’a déjà pas beaucoup de vie privée en tournoi, et je pense que là, c’est trop. On devrait avoir des espaces où on peut être tranquilles sans être filmés. »
Un programme chargé sur terre battue
Carlos Alcaraz a confirmé son programme pour la saison sur terre battue, avec un enchaînement classique mais exigeant : « Monte-Carlo, Barcelone, Madrid, Rome… c’est ça l’idée. C’est très exigeant physiquement et mentalement. La semaine de Barcelone est peut-être celle où je devrais me reposer, mais Barcelone est un tournoi très important pour moi. J’ai un sentiment spécial là-bas, je jouais déjà là-bas quand j’avais moins de 14 ans, j’ai beaucoup d’amis là-bas, je joue à la maison, donc c’est toujours spécial. »
Il rappelle tout de même qu’il n’hésitera pas à faire attention à sa santé : « Mon plan est de prendre soin de mon corps au maximum pendant les matchs et les tournois, et de jouer toute la saison sur terre battue. »
Très attaché aux fans
Enfin, l’Espagnol a évoqué sa relation avec le public, un aspect qu’il considère comme très important dans sa carrière : « Je me sens très aimé partout où je vais et j’en suis très reconnaissant. Les gens qui regardent à la télévision, ceux qui voyagent pour voir mes matchs, mes entraînements, pour me voir en général, c’est incroyable pour moi. »
« Je sais que parfois je n’ai pas beaucoup de temps à leur consacrer, donc à chaque fois que je peux, je pense que c’est ce que je dois faire. Le moins que je puisse faire, c’est prendre du temps pour eux : signer des autographes, prendre des photos. Je pourrais passer la journée entière avec eux parce qu’ils le méritent », a-t-il conclu.