Mirra Andreeva a affiché un mélange de frustration et d’objectivité en conférence de presse après sa défaite contre Marta Kostyuk en finale du WTA 1000 de Madrid. À seulement 19 ans, la Russe retient les progrès réalisés, tout en assumant pleinement l’impact émotionnel de la défaite.
Forcément touchée après cette finale perdue, Mirra Andreeva n’a pas cherché à masquer sa déception : « Aujourd’hui est un jour difficile. Chaque fois que je perds, c’est comme la fin du monde pour moi. »
La détresse de Mirra Andreeva qui perd sa première finale en WTA 1000 à 19 ans. 😰 pic.twitter.com/3edeMtFgaP
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) May 2, 2026
Malgré la frustration du moment, Andreeva tient à retenir le positif de son tournoi madrilène : « On peut tirer beaucoup de choses positives de cette semaine. Dans l’ensemble, ça a été deux très bonnes semaines pour moi. »
Une progression mentale évidente
Comparant cette édition à ses débuts sur le circuit, la jeune joueuse souligne son évolution : « Ma manière d’aborder les matchs a beaucoup changé. Avant, je n’avais aucune attente. Maintenant, je sais à quel point je peux bien jouer. »
Un nouveau statut qui implique une exigence supplémentaire : « Le plus important maintenant, c’est de réussir à maintenir ce niveau et cette régularité. »
Dans une finale serrée, Andreeva a eu ses chances, notamment dans les moments clés. Elle reconnaît ses erreurs : « J’ai eu des occasions, mais j’ai fait des fautes derrière. Donc c’est un peu ma faute. Je voulais rester agressive et être courageuse. Ça n’a pas marché, mais c’est comme ça. »
Malgré certains passages réussis, la Russe peine à se satisfaire de sa performance : « Quand je perds, je ne peux pas être heureuse. »
Elle reconnaît toutefois des moments positifs : « Il y a eu des passages où j’ai bien joué. Pour gagner, il faut jouer comme ça pendant tout le match. »
Une gestion des émotions encore en construction
Très affectée après la rencontre, Andreeva avoue avoir du mal à gérer ses émotions à chaud : « On ne s’est pas parlé avec mon équipe, sinon je me serais mise à pleurer. »
Elle observe aussi les autres joueuses avec curiosité : « Je vois certaines sourire après une défaite… je ne comprends pas comment elles font. J’aimerais pouvoir gérer ça mieux dans le futur. »